Brexit : il est temps de changer cette Europe de la concurrence et de l’inégalité

Photo Georgina Coupe, via Number 10 / Flickr
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Commentaires

C'est une évidence est je ne suis pas étonné dû résultats de la sortie de l'Angleterre ! Cette fameuse commission européenne doit se remettre en question et qu'elle soit plus sociale et solidaire pour le bien-être des travailleurs et les plus faibles, mais pas au service des multinationales capitaliste et des riches !! Une Europe comme celle que nous avons actuellement,vas un jour ou l'autre mourir !! Arrêter immédiatement vos politiques d'austérité européenne, car si référendum serait instauré dans d'autres pays l'Angleterre ne serait pas le seule à sortir de l'Union européenne !! Vous qui êtes au pouvoir, faîte changer les choses !!!!
et vous qui êtes le peuple commencez le boycott ! (Action de boycotter, de refuser d'acheter un produit, de participer à un examen, etc., en particulier, cessation volontaire de toute relation avec un individu, un groupe, un État, en signe de représailles.)
Parfaitement d'accord avec vous.... Stop à la dictature de notre état et de l'Europe dirigée par Madame ANGELA !!!! Nous en plein dans la 3ème guerre mondiale, certes pas avec les armes mais elle fait autant mal que les précédentes... Prenons l'argent où il est et pas systématiquement dans la poche du travailleur.
La gauche européenne, en n'appelant pas à la fin de cette Europe libérale et uniquement économique, laisse les citoyens dégoutés dans les bras des nationalistes fascisants. Le PTB comme d'autres (Front de Gauche, Syriza, etc...) porte une grande responsabilité dans l'émergence de ces forces droitières en jouant la carte de l'Europe et du maintient dans l'Europe... Se contenter de dire que la politique européenne doit être plus sociale est insuffisant. L'Europe actuelle doit être détruite car elle a été construite par et pour les financiers. Elle n'apporte rien au simple citoyen si ce n'est austérité et destruction des acquis sociaux. ET finalement cette Europe participe à la ré-émergence du fascisme. EUROPE DÉGAGE (et ceux qui la soutienne avec...)
L'EUROPE, c'est un château de carte sans fondation solide, construite sur du sable mouvant. C'est une Europe du business qui a été crée, les fondations devaient avant tout être SOCIALES. Vous résumez très bien la situation : " L’orchestre du Titanic Europe doit continuer à jouer pendant que le navire prend l’eau de toutes parts ". Il n'y a pas de nouvelles visions en vue, ces bureaucrates s'entêtent. Il faut un changement radical. Tant que le monde politique vivra sur sa planète sans tenir compte du peuple, il n'y aura pas d'évolution positive pour tous. Je pense que d'autres vont être tentés par l'aventure de la Grande-Bretagne. Il y a beaucoup trop de pays, dans l'Union, quand vous voyez qu'entre régions nous n'arrivons pas à nous entendre !!!!!
Je suis entièrement d' accord
Cher Monsieur Botenga, je vous remercie pour votre plaidoyer franc, affichant clairement votre intention de ne pas changer de stratégie. Cela fait des années qu'on nous bassine la même rengaine d'un autre Europe. Maintenant ça suffit. Je ne voterai plus pour votre parti tant que vous ne metterez pas sur table une proposition pour un referendum de sortie de l'Union Européenne. Bien à vous
Depuis des semaines, à l'annonce du Brexit, les "médias dominants" nous ont bassiné d'une propagande pro-EU, nous promettant la grande catastrophe si le RU sortait de l'EU. Rarement on entendait les autres points de vue : ou alors, systématiquement, les anti-EU étaient présentés comme des anti-Européens, des gens d'extrême-droite. D'abord, c'est l'arroseur arrosé : les Britanniques, et leur porte-parole Cameron, ont toujours voulu un régime à part : l'Europe oui, mais à condition que l'on respecte les règles que nous nous fixons. Il a lui-même brandi la menace d'une sortie de l'EU pour peser sur l'EU : puis il a fermement défendu le maintien... Je n'en conclus pas que Cameron est d'extrême-droite. Pas plus que je ne peux étayer la thèse selon laquelle la sortie de l'EU est le fait de la seule extrême-droite : je songe aux Français et aux Néerlandais qui avaient majoritairement rejeté le projet de constitution européenne, ou encore aux positions de nos amis communistes français du PRCF. L'amalgame est insultant et il présente la "droite pro-européenne" comme un moindre mal... une fois de plus. Un "détail" piquant : que devient le sort de la langue anglaise dans une "Europe" (de la finance) où il n'y a presque plus d'anglophones? Mais il est vrai que s'engager à oeuvrer pour l'extension de la langue anglaise est un des critères d'adhésion à l'OTAN. L'OTAN : antichambre de cette Europe-là? Avis aux activistes du Maïdan... et d'Odessa. Alors: une Europe simplement plus transparente...? Vous y croyez vraiment, sur cette base-là?
C'est une illusion de croire que l'on pourra réformer l'UE, institution surtout voulue et conçue par les Anglo-saxons, à l'origine (voir les travaux de Hillard et Asselineau). Dans le prolongement de cette genèse, l’UE est actuellement aux mains des financiers et des multinationales par lobbies interposés. De plus, l'UE est soumise à l'OTAN qui la dirige dans les faits : il est inscrit dans le Traité de Lisbonne que la politique de défense et de sécurité de l'UE est soumise aux directives de l'OTAN. On oublie trop souvent que depuis les années 90, la politique étrangère et la politique de défense des Etats de l'UE sont littéralement confisquées par le fait de l’appartenance des Etats de l’Union à l'OTAN. Nous ne sommes plus que des valets de l’impérialisme du capitalisme et d’une OTAN, organisation agressive qui menace la paix mondiale. Ce que les forces de gauche européennes ne parviennent pas à faire et qui est absolument nécessaire, c’est de relier le concept de souveraineté et celui de justice sociale. A ignorer cette nécessité, nous resterons dépendants d’une politique menée par des instances qui dépassent totalement les Etats-nations. Déjà au niveau national, la « démocratie » est une fiction - nous ne sommes que dans un régime de représentation, ce n’est pas la même chose. A fortiori, au niveau européen, il n’ ya aucune confiance à accorder aux dirigeants actuels de l’UE. Ce ne sont pas ces « élites » qui ont créé les problèmes qui peuvent les résoudre et incarner une quelconque forme de démocratie. S’ajoutent au malaise actuel l’avènement d’une pensée unique et la peur de débattre qui s’ensuit. C’est ainsi que l’on a disqualifié a priori, tous les concepts qui tournent autour de celui de souveraineté, de nation, de patrie. Nous payons et nous continuerons à payer un tribut très lourd pour avoir abandonné des valeurs essentielles qui sont la trame de notre civilisation.
L'esprit de Robert Schumann (l'Europe des peuples) est kidnappé par les lobbies. De plus la majorité des parlementaires européens se fichent de l'éthique. Je suis un Européen convaincu, mais je ne vois plus d'issue. A mon avis la gangrène des privilèges et de la déconnection de la réalité a envahi les décideurs européens. A part une catastrophe qui remettrait tout à plat, je ne vois plus d'issue correcte à cette Europe.
Depuis l'annonce du Brexit ce matin, je n'entend parler que des marchés, du Nesdaq, des difficultés prochaines à exporter. On ne parle pas des gens !
Dehors les romanichels, dehors Charles Michel, François Hollande et Angela Merkel ..... Dehors tout ceux qui prône l’Europe actuelle car c'est une europe de dictature ou seul les riches ont droit a la parole. Dehors tout le gouvernement Belge et avec lui ce gros connard de Bart Dewever qui lui essaye juste de divisé notre Pays ... Dehors tout ses bouchers de cette Europe car c'est eux qui nous découpe pour pouvoir se remplir les poches .... Belge réveille toi, nous devons faire comme les Anglais, sortir de cette Europe assassine !!!
Bien dît pas grand chose à rajouter, l'Europe commence à vaciller , est si elle continue dans la voie de l'austérités est de faire des cadeaux pour les multinationales est les riches elle tombera comme un château de carte !!! l'Angleterre ne sera que le commencement de la fin de l'Europe, car d'autres pays suivront le mouvement !! Honte à cette Europe qui ne profite qu'à quelques privilégiés !!!
J'espère me tromper. Je crois que le départ du Royaume-Uni n'aura pas l’incidence souhaitée c'est à dire un virage à 180° dans la gestion de cette Europe. Et pour tout avouer, je souhaiterais personnellement que notre pays retrouve également sa gouvernance souveraine. Je ne considère pas l'Angleterre comme le mauvais petit canard. Car comment rester et supporter de vivre dans un projet fait de répression, de rétrogression, d'austérité et de marcher vers un chemin où tout ce qui devrait nous être bénéfique se fait attendre... Je pense que les "grosses têtes" dirigeantes vont tout faire et user de leur pouvoir pour empêcher d'autres pays de partir, ce qui sèmerait plus de doutes encore et amplifierait nos convictions. Les "grosses têtes" vidées de toute objectivité mais enflées par leurs ambitions néolibérales. Ce qu'il nous manque dans ce pays (notre Belgique), c'est un Nigel Farage. Cet homme n'a jamais cessé de tirer des sonnettes d'alarme, de dénoncer les multiples dérives, d''oser "jeter" aux visages des dirigeants des vérités, ces mêmes vérités qui ont trotté dans l'esprit des 52 % d'anglais qui ont voté pour le Brexit; Ce politicien ne s'est jamais décourager à défendre des hommes et des femmes (adeptes ou pas) et ce, quant bien même ses auditeurs restaient sourds et stoïques aveugler par leurs ambitions libérales. Je retrouve cette même pugnacité car vous aussi Mr Hedebauw vous osez "jeter" des vérités aux visages de nos dirigeants pour nous défendre - Merci
L'Europe pour moi qui suis né en 1967, c'était le rêve de la fin de la guerre froide. Un monde ou l'on peut s'élever, en 40 ans, que voit-on? Le nivellement par le bas, la ou j'imaginais que les pays les plus évolués serai rejoints par d'autre, c'est l'inverse. Je pense que il n'y à plus d'idée commune entre les dirigeants et leurs électeurs. NOUS les petits on ne veut pas être riche, nous voulons seulement élever nos enfants dans un mode juste. L'ultralibéralisme entraîne un appauvrissement de toute la population au profit de cette minorité comprenant la grande finance et l'industrie qui noyaute ces élus déconnectés de leurs électeurs. Je ne sais que vous dire de plus, ce système me dégoutte. Il ne nous reste que le combat contre ces voleur, votez PTB, et il y aura au moins un autre discours, un autre avenir.
Analyse implacable que je partage pleinement. Le PTB n'est pas pour rien le parti des gens d'abord. Ses cadres et ses membres vivent ce que vit la population. Ils ressentent les mêmes craintes, les mêmes angoisses pour l'avenir de leurs enfants. L'Europe ne leur offre plus que la précarité, des salaires rabotés et l'austérité généralisée comme remède pour sortir de la crise. Ces remèdes sont pires que le mal car on constate une augmentation des inégalités sans précédent depuis la 2ème guerre mondiale. Pour la première fois dans l'histoire, nos enfants vivront plus mal que leurs parents. Le PTB est une lueur d'espoir pour l'avenir de nos enfants. C'est grâce à des partis comme le PTB que nous obtiendrons des changements radicaux. Je terminerai en remerciant et félicitant ses cadres, ses militants, ses membres pour le travail qu'ils accomplissent tous les jours dans l'intérêt collectif et sans en retirer le moindre avantage.
Et voilà, nous y sommes, une courte majorité de Britanniques a décidé de filer à l'anglaise et de plaquer l'UE. Ce n'est évidemment pas que leur affaire. Voici quelques premières réactions à chaud. 1. Je constaterai d'abord qu'une décision institutionnelle (pratiquement constitutionnelle) de cette importance a pu être prise ric-rac à la majorité simple, avec des majorités importantes pour le maintien dans l’UE dans certaines régions (p.ex. Ecosse ou Irlande du Nord). Une modification de la Constitution en Belgique (et dans la plupart des pays) se prend à la majorité des deux-tiers, assortie d'une majorité simple dans chaque aile linguistique. Ce système du référendum n'est pas aussi démocratique qu'il y paraît, in fine. 2. Il s'agissait d’ailleurs avant tout d'une opération de politique intérieure (d'une machination machiavélique) ourdie par Cameron dans un combat personnel pour obtenir la victoire électorale aux dernières législatives (ce qu'il avait réussi) et se maintenir au pouvoir aux prochaines (c'est foutu, la machinerie infernale lui a pété dans les mains...). Ce référendum a été une caricature de démocratie. Et la campagne des Brexistes a multiplié des mensonges éhontés. Par exemple, Boris a sciemment menti sur le niveau exact de la contribution UK à l'UE et sur son utilisation possible dans le futur notamment pour refinancer le service national de santé. Beaucoup de pauvres gens ont dû s'y laisser prendre ! 3. Force est de constater que les British ont pris la porte de droite pour sortir, et même très à droite. La gauche radicale ne doit pas s'en réjouir. Ce que nous voulons, nous, c'est une Europe démocratique et sociale, libérée de son inféodation aux Etats-Unis et à l'OTAN, et de sa subordination au grand capital, en particulier aux multinationales apatrides. Autant dire qu'il y a du pain sur la planche et que le vote de jeudi n'a rien apporté de positif à la gauche ni aux peuples d'Europe, sinon qu’elle a tiré un fameux signal d’alarme. 4. Car la crise ouverte peut évidemment nous ouvrir de nouvelles opportunités pour relancer le combat pour cette autre Europe, à l'opposé du recadrage de l'Europe technocratique et de l'opération de chirurgie esthétique que le Charlot du 16 rue de la Loi appelait hier matin de facto de ses vœux. 5. De plus, une nouvelle Union européenne ne peut se concevoir sans un repositionnement stratégique au plan mondial, notamment vis-à-vis des guerres au Moyen-Orient et de la nécessaire relance d'une coopération mutuellement avantageuse avec la Russie (à commencer par l'abandon des sanctions). Là est l'avenir du continent européen et même eurasiatique. Là aussi se trouve une clé majeure pour faire face au problème des migrations et de l'immigration qui n'a pas été pour rien dans le vote "anti" des Anglais. "Curieusement", la radio ne disait rien sur cet aspect du problème dans ses premiers commentaires... 6. Maintenant, très pragmatiquement, nos futurs ex-partenaires (qui n'ont d'ailleurs jamais eu qu'un pied dans la maison) ne se rendent sans doute pas pleinement compte des dégâts collatéraux que leur coup de sang risque d'entraîner chez eux. Le Royaume-Uni lui-même pourrait, à terme, se désunir et éclater car les Ecossais et les Irlandais du Nord, notamment, se sont opposés très majoritairement à la sortie de l'UE et feront tout pour y rester, au prix d'une sécession éventuelle et même pour l'Irlande du Nord, d'une réunification historique avec les "frères" sudistes. 7. Quant aux poussées centrifuges au sein d'autres pays de l'Union (la Désunion serait plus juste) européenne qui pourraient être encouragées, il faut rester prudents à ce stade. Les gesticulations des fachos néerlandais, français et autres ne sont pas nouvelles et je vois mal de puissants mouvements d'opinion se développer à leur appel. Dans les pays de l'Est, où les tendances nationalistes-populistes de droite sont fortes, les avantages et désavantages de l'appartenance à l'UE sont peu clairs pour l'opinion publique, mais là encore une sortie éventuelle ne se ferait pas à gauche. Et puis, pour eux aussi, seule une Europe rejetant les politiques d'austérité néolibérales peut offrir de réelles perspectives positives. 8. En conclusion, n’idéalisons pas le vote du peuple britannique et ne lui donne pas des couleurs "de gauche" qu'il n'a pas eu majoritairement. Il s'agit essentiellement d'un vote contre la bureaucratie et la technocratie de la Commission, contre les élites, contre l'accueil voire l' « invasion » des migrants (y compris ceux des nouveaux pays membres de l'UE), pour le repli nationaliste, et pas au premier chef un vote contre la politique d'austérité de la Commission et pour de meilleurs services publics et une meilleure protection sociale (modulo le mensonge relevé ci-dessus). D'ailleurs, la campagne de la sortie de l'UE a été menée par des élites de droite (dont l'ignoble bouffon Boris Johnson) et d'extrême-droite (dont Nigel Farage, le pote de Marine Le Pen) et pas par les partis de gauche ni les syndicats. Evitons donc de prendre nos désirs pour des réalités. Les principaux mécanismes du vote majoritaire des Britanniques sont assez flous quoi qu'on en dise. Et ce résultat ambigu démontre bien le caractère absolument non démocratique du référendum qui a masqué sciemment les vrais enjeux, dans le chef de ses organisateurs/manipulateurs. Ceci étant rappelé, le coup de semonce est bienvenu et il faut essayer de le récupérer dans une perspective positive de lutte contre l'UE ultralibérale et pour une UE sociale (je ne dis pas socialiste à ce stade...).
Je suis persuadée que nous sommes face à des politiciens incapables de se remettre en question. Psyco rigides, ils ne peuvent pas sortir de la pensée unique. Mais c'est surtout leur carrière qu'ils défendent. En effet, en étant favorables aux multinationales et aux acteurs néolibéraux, ils assurent la pérennité de leurs gains, soit en restant politicien, soit en étant engagés dans ces sociétés qu'ils ont favorisées, et qui leur paieront un salaire de nabab. Pour changer la politique européenne et nationale, il faut changer de politiciens et interdire le cumul des mandats : un mandat par personne et pas plus de deux mandats consécutifs. après cela, dehors, retour à la vie de simple citoyen.
Je suis d'accord avec l'article sur le fait que les travailleurs ont besoin d'une autre Europe. En fait, nous avons besoin d'un autre monde et d'une autre société dans nos pays, car le capitalisme nous mène à la misère et à la guerre. Pourquoi devons-nous accepter de limiter notre projet de société à l'Europe ou, vaudrait-il mieux dire, à l'Europe sans la Russie (contre la Russie?). Lénine avertissait déjà que les unions entre impérialistes ne pouvaient jouer qu'un rôle réactionnaire: les États-Unis d'Amérique se sont constitués à l'époque du capitalisme progressif, alors que la question des États Unis d'Europe est posée par les bourgeoisies monopolistes du continent contre leurs ennemis exterieurs et intérieurs. N'est-ce pas naïf de prétendre une Europe sociale sur cette base? Je veux bien accepter cette prétention pour tendre un lien avec les travailleurs inconscients de ce qu'est l'impérialisme. Mais, alors, il faudra proposer aussi un plan B anti-austérité sur une base nationale, si la tentative à l'echelle UE échoue. Si nous ne faisons pas cela, nous risquons de nous rendre complices de nos bourgeoisies, comme il s'est passé au début du siècle dernier pour la sociale-démocratie, et de jeter la population appauvrie dans les bras des nationalistes chauvins et des démagogues fascistes. La méfiance envers l'UE, voire même le rejet de celle-ci n'empêche pas la solidarité entre les travailleurs de toute l'Europe, comme le démontrent par exemple les communistes portugais.
Les réactions de rejet de cette Europe ultra-libérale sont nombreuses. Dans un contexte mondial de real politic, il se passe beaucoup de choses incontrôlables et tous les jours amène son lot d'agressions contre les populations. Beaucoup de gens ne comprennent plus où sont leurs droits et surtout quels sont-ils ? Quand on voit comment le gouvernement s'attaque en priorité aux chômeurs et aux allocataires sociaux, quand j'entends des camas syndiqués qui ne souhaitent pas faire savoir qu'ils sont au PTB de peur de perdre leur emploi, pour des gens de mon âge, ce sont des situations connues et surmontées, mais pour la génération des 20/40/45/50 ans, qui se sont construits dans une société de droits acquis et qui malgré cela n'ont nourri qu'une faible perspective d'avenir en raison du chômage croissant, c'est difficile de savoir où donner de la tête sur le plan politique. Et chaque jour qui passe, malgré nos efforts à tous, nous met la pression de plus en plus dangereuse sur l'urgence à réagir et à convaincre.

La tonnelle installée sur le trottoir d’en face peut être démontée. Le piquet de grève est levé. Après 50 jours de conflit, la lutte des travailleurs du Mistral, une institution d’aide aux personnes handicapées située en région liégeoise, a payé. Le délégué syndical licencié a été réintégré et la directrice a été priée de faire ses cartons. Retour sur cette lutte avec Sandra Delhaye, permanente syndicale du SETCa.

Voici un aperçu du contenu du numéro de novembre. En vous abonnant, vous recevrez non seulement ces articles plus vite, mais aurez également accès aux photos, dessins et à bien d'autres informations.

Le 2 novembre 1917, Arthur Balfour, ministre britannique des Affaires étrangères, adressait une lettre à la Fédération sioniste dans laquelle il accordait le soutien de son gouvernement à la création d’un foyer national juif en Palestine. Cette lettre est à l’origine de la colonisation de la Palestine, qui se poursuit aujourd’hui.

Deux  ans après l’Accord de Paris sur le climat, le compte à rebours continue à tourner. Tous les pays sont sensés présenter des plans pour limiter le réchauffement climatique. La ville de Bonn accueillera un nouveau sommet en vue de faire le pont sur l’état d’avancement. Qu’en est-il en Belgique? Et que proposer pour changer radicalement de cap?  

Des élections régionales du 15 octobre, c’est le PSUV du président Maduro qui est sorti grand vainqueur. La population a rejeté la violence de l’opposition de droite et lui a préféré l’approche démocratique des problèmes très réels que connaît le pays.

La crise entre les dirigeants espagnols et catalans ne s’apaise pas. Le Premier ministre espagnol, Mariano Rajoy, refuse tout dialogue et menace de prendre le contrôle direct sur la région. Les dirigeants européens soutiennent tacitement la répression. Le dirigeant catalan Puigdemont, de son côté, a organisé un référendum très discutable. Dans un jeu tactique, il a fait une déclaration d’indépendance, qu’il a de suite suspendue. Faut-il choisir entre l’autoritarisme de l’État espagnol et de l’Europe et l’indépendantisme ?

Le 9 octobre 1967, il y cinquante ans, Ernesto « Che » Guevara était exécuté par des militaires boliviens et des agents de la CIA.  Nombreux sont ceux qui ne connaissent Che Guevara que par sa silhouette mondialement célèbre reprise sur une quantité impressionnante de gadgets. Mais qui était cet homme qui, 50 ans après sa mort, est toujours perçu comme un symbole de résistance et de lutte contre l'injustice ?

Depuis plusieurs années, les directions de la SNCB et d’Infrabel tentent de mettre des bâtons dans les roues des cheminots lorsqu’ils veulent mener des actions : recours à des juges, envois d’huissiers, de policiers sur les piquets, etc. A l’approche de la grève de tous les services publics du 10 octobre, Infrabel refuse la concertation et continue ses menaces malgré des récentes décisions de justice en sa défaveur. Le PTB dénonce ce recours croissant à la justice pour résoudre des conflits sociaux.

Partout dans le monde, le droit des femmes à disposer librement de leur corps est mis sous pression. L’Espagne et la Pologne ont récemment connu des tentatives pour restreindre très fortement le droit à l'avortement. Heureusement, une forte mobilisation a fait reculer les gouvernements. Cet été, dans l’Arkansas aux Etats-Unis, un projet de loi a vu le jour pour empêcher les femmes de décider seules d’un avortement. En Belgique, l’avortement est toujours dans inscrit code pénal. En Irlande et à Malte, il est tout simplement interdit. Se mobiliser est donc plus que jamais indispensable.

Du 6 au 17 novembre 2017, Bonn accueille le nouveau sommet climatique international (COP23). L'état d'avancement de l'Accord de Paris sur le climat de 2015 y sera discuté. Le PTB répondra à l’appel du mouvement climatique Climate Express qui compte sur le « pouvoir des gens » pour mettre sous pression les négociateurs présents à Bonn. #Bonngo