Le tiers payant obligatoire ouvre le débat sur l'accessibilité des soins de première ligne

Photo Solidaire, Martine Raeymaekers
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Commentaires

C'est le prototype du droit "non-opposable", un droit qu'on vous donne, pour avoir bonne conscience, mais bonne chance pour le faire respecter et appliquer ... Un droit n'existe que s'il est opposable, évidemment ! Ne bisounoursons pas: le payement direct, c'est l'abus de faiblesse. C'est une chose de se faire payer par un patient dépendant, c'en est une autre de se faire payer par la mutuelle ! Qui se rappelle de la grève médicale de 1954, lors de la création de la CAAMI, pour lui interdire le tiers-payant ?
Et c'est facile, insultant, aussi, de présenter les médecins comme des "profiteurs de patients dépendants"... Et les médecins qui ne sont pas payés en garde, vous n'en parlez pas ? Bah non, ce sont des riches profiteurs, ce n'est pas grave... Opposer les médecins aux patients et vice-versa : si c'est ça le progrès vers la justice sociale, euh... Rien de compliqué, ceci dit, à se faire payer par la mutuelle. Quand elle le veut bien, ceci dit. Et en se mettant des intérêts en poche, grâce au délai. Et au prix de l'engagement d'un personnel qui pourrait servir à d'autres tâches. Bon, évidemment, vaut mieux faire un boulot pas très utile ni enrichissant que de venir gonfler les rangs du chômage, pourrait-on dire... Vieille politique.
Quand j'ai débuté ma pratique de médecin, il y a une trentaine d'années, le tiers-payant était autorisé pour tous les patients. Rien de nouveau là-dedans, donc. Puis, il a été supprimé. Pour éviter les abus. Et de fait, certains confrères ne se privaient pas pour revoir à l'envi certains patients à qui, en plus, le ticket modérateur n'était pas demandé. Jusqu'il y a environ vingt ans, les invalides de guerre (statut INIG) voyaient leurs consultations et visites entièrement gratuites, en donnant au médecin une sorte de chèque qu'ils pouvaient obtenir à l'envi. Certains réclamaient ma visite pour un ou ou pour un non. D'autres essaient de me faire plaisir (corrompre?) en me proposant deux chèques à chaque visite, avec un clin d'oeil complice. Excès de tiers-payant = autoroute vers les abus, la surconsommation. Comme le montre d'ailleurs les chiffres cités dans l'article, que j'interprète d'une manière bien différente de celle de l'auteur. La solidarité, oui. La porte ouverte aux abus et à la gabegie financière, non.

De nombreux membres du PTB et de ses mouvements de jeunes étaient présents aujourd’hui à Bruxelles, parmi les plus de 10 000 personnes qui ont défilé en solidarité avec tous les migrants et contre la criminalisation des citoyens et du monde associatif qui organisent la solidarité là où l’État n’est plus présent.

Attentat néonazi, corruption, mafia… Sur fond d’une crise inouïe, l’Italie s’approche des élections parlementaires du 4 mars prochain. Alors que la social-démocratie assume son virage ultra-libéral, la droite recycle Berlusconi et s’en prend aux étrangers. À gauche, un nouvel acteur essaie de remettre les pendules à l’heure : ce sont les partis traditionnels, et non les migrants, qui sont responsables du chômage et de la précarité.

Pour beaucoup de travailleurs du public, le projet de loi sur les métiers pénibles est un coup de canif dans leur droit à la pension. C’est pourquoi la CGSP entre en action le 27 février prochain. D'autres secteurs pourraient suivre. Mais qu'est-ce qui fâche autant ces travailleurs ?

Ce n'est pas parce que le travail à la chaîne ne ressemble plus tout à fait aux " Temps modernes " de Charlie Chaplin que les travailleurs ne le vivent pas comme épuisant.

Aux élections, ils ont perdu près de 14 % des voix et, pourtant, le social-démocrate Martin Schulz (SPD) et Angela Merkel (CDU) entrent dans une nouvelle « grande coalition » (« GroKo »). Pour tenter d'apaiser la base du SPD, en colère, Martin Schulz a démissionné de la présidence du parti.

Vendredi soir 9 février. Des policiers débarquent en force dans le centre culturel Globe Aroma à Bruxelles dans le cadre d'un contrôle multidisciplinaire. Sept personnes qui ne peuvent pas présenter de titre de séjour valide sont arrêtées. L'indignation est très forte dans le secteur culturel qui estime qu'ici, une limite a été franchie et que tout le milieu associatif est menacé.

Mounir vit et travaille depuis 12 ans en Belgique. Il y a aussi développé un engagement fort en faveur de l'égalité des droits pour tous les travailleurs. Mais il est jugé « illégal » par l’État, et se trouve aujourd'hui dans un centre fermé. « Nous voulons pouvoir contribuer à la sécurité sociale, mais le gouvernement nous traite comme des criminels. »

Depuis le début de l’an dernier, les malades de longue durée sous soumis à la réintégration au marché de l’emploi. « Avec quel résultat ? Dans sept cas sur dix, les employeurs prétendent qu’aucun travail adapté ou autre n’est disponible chez eux et les malades sont alors licenciés sans la moindre indemnité », écrit Peter Mertens.

Le gouvernement et le ministre des Pensions voulaient aller vite. Avant la Noël, déposer un premier texte de sa fameuse « pension à points » - alias la « pension tombola ». Et avancer dans la suppression de tous les régimes de pension ou prépension permettant de s’arrêter de travailler à 55 ou 58 ans. La mobilisation sociale de novembre et décembre l’a poussé à temporiser. Mais temporiser n’est pas abandonner.

En décembre dernier, 40 000 travailleurs, du nord comme du sud du pays, du secteur public comme du secteur privé, s'étaient mobilisés pour la défense de leur pension. Ce 1er février, ce sont les enseignants de toutes les écoles de la Fédération Wallonie-Bruxelles qui ont arrêté le travail pour dénoncer les mesures du gouvernement en matière de pensions. Ils ont mené plusieurs actions. Exemple à La Louvière qui, en cette saison des carnavals, a vu défiler un cortège de vieillards : des profs maintenus au travail jusqu'à 67 ans.