STIB | Ces agressions qui provoquent la colère des chauffeurs

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Une agression est un événement malheureux, qu’elle frappe un individu quelconque ou un chauffeur de bus. De là à prendre en otage toute la population à l’improviste ! Un arrêt de travail n’empêchera pas la réédition d’incidents similaires. Les agressions sont des phénomènes imprévisibles et incontrôlables. Et que la STIB mette en service 4, 6 ou même 20 patrouilles, cela n’y changera rien : l’effet dissuasif est nul et le hasard fera certainement en sorte qu’il n’y en ait aucune à proximité lors d’un prochain incident. Les syndicats soutiennent l’action spontanée ? Il est plus facile de surfer sur la vague de la grogne irréfléchie (les élections sociales ne sont plus si éloignées) que de défendre devant la direction les intérêts profonds du personnel et des usagers : on ne mord pas la main qui vous nourrit (pour les lecteurs qui l’ignorent, dans les sociétés de transport en commun, les structures syndicales sont largement subventionnées par les patrons : crédits d’heures, salaires des permanents détachés,…). Venons-en aux faits, sur lesquels j’émettrai des interrogations d’ordre général puisque n’étant pas témoin, et à leur présentation unilatérale. Les bus ont priorité pour quitter leur arrêt en agglomération; cela ne dispense pas le chauffeur de mettre le clignoteur et de faire montre d’un minimum de prudence. Le tract syndical affirme que le clignoteur avait été mis mais cela ne vaut pas un témoignage direct; d’ailleurs l’expérience de nombreux automobilistes pourrait attester qu’il y a parfois des oublis. Si la Porsche Cayenne « arrivait à toute vitesse », le chauffeur du bus aurait dû se rendre compte qu’elle serait pratiquement dans l’impossibilité de s’arrêter à temps et aurait pu différer son départ. Peut-être même (je ne connais pas l’endroit) la « latérale » où se trouve l’arrêt constitue-t-elle un site propre, où la priorité précitée ne s’applique pas. J’admire le raccourci du tract syndical « notre collègue descend …, l’automobiliste l’agresse ». Que s’est-il réellement passé ? L’automobiliste était-il le seul à être énervé ? Y a-t-il eu d’abord des échanges verbaux qui expliqueraient qu’on soit monté dans les tours ? Des passagers ont filmé l’incident; d’autres sont intervenus et pourraient témoigner; qu’en ressort-il ? A-t-on ou pas retrouvé un marteau ? L’article reprend in extenso la version de la CSC et enfonce le clou en la paraphrasant; il donne dans l’angélisme en ce qui concerne les agents de la STIB (« qui réclament du respect pour leur travail au service du public », « qui ne veulent que faire leur travail… »; le public desservi par le dépôt de Haren l’a bien compris); l’automobiliste est diabolisé (« agression abjecte », « l’automobiliste à la Porsche » ce qui sous-entend qu’il ne peut s’agir que d’un immonde richard); la police, corporation que je n’apprécie pourtant pas particulièrement, est mise en cause sans avoir le droit à la défense. Allons, Monsieur Materne, un peu de sens critique ! Mais peut-être avez-vous des accointances avec (les syndicats de) la STIB ? Ou essayez-vous simplement de grappiller quelques voix supplémentaires pour le PTB aux prochaines élections ?
Monsieur, Nous partageons certainement un même principe : l’inadmissibilité des agressions contre un agent de la STIB. Parler d’une prise en otage à l’improviste me semble par contre injustifié. Il faut savoir que les agents de la STIB sont quotidiennement victimes de différentes sortes d’agression. Cette agression n’est que celle de trop qui a fait déborder le vase. Examinons les faits. En 2014, la STIB mentionne 133 agressions physiques (1 par 3 jours) à l’encontre du personnel et 702 agressions verbales (2,5 par jour). Admettez avec moi que les agents ne recourent pas à la grève un jour sur trois. L’agression particulièrement odieuse du jeudi 4 septembre – sans oublier l’attitude de la police – a été l’incident de trop. Suite à l’action de cette semaine, la direction de la STIB a, pour la première fois, dû reconnaître publiquement que la situation nécessitait de sa part plus d’action et de soutien aux agents concernés. Vous m’accusez d’unilatéralisme, tout en reconnaissant que vous n’avez pas été un témoin direct. De mon côté, je me base sur les témoignages des agents repris dans le tract de la CSC, eux témoins directs des faits, et de mes contacts à la STIB. Toutes les questions que vous soulevez, recevront certainement une réponse lors du suivi judiciaire, mais je pense que le témoins sur place confrimeront la version des agents de la Stib. Et, oui, je défends le service public et je soutiens le droit des agents à exercer leur métier en toute sécurité. Bien à vous, Lucien Materne
Monsieur, Je prends acte de votre profession de foi en faveur des grèves sauvages; je ne peux la partager car, pour moi, une grève ne doit pas mettre les usagers devant le fait accompli et doit poursuivre un but tangible. Vous ne sauriez contester que celle du 4 septembre ne va pas miraculeusement résoudre la problématique des agressions. Vous citez des statistiques brutes des agressions physiques et verbales, mais sans en connaître les circonstances il n’est pas possible de dire combien auraient pu être évitées avec un peu de psychologie. Et je pense qu’une formation à la gestion des conflits bien assimilée et surtout appliquée apporterait plus de résultats que les réunions programmées avec toutes les autorités imaginables. Pour moi, ces rencontres ne sont que de la poudre aux yeux pour permettre à la direction et aux syndicats de dire au personnel « vous voyez bien qu’on fait quelque chose », alors qu’en réalité on ne saurait rien y faire. De plus, le « tout à la répression » ne fera que conforter les thèses d’extrême-droite, déjà trop répandues. Je ne l’ai pas caché, je n’étais pas témoin mais vous non plus, ce qui devrait vous inciter à plus de circonspection journalistique, quelle que soit votre sympathie, probablement justifiée, envers les agents concernés. Pendant ma carrière de 39 ans dans une société de transport en commun, j’ai participé à des grèves locales, sectorielles, intersectorielles et interprofessionnelles et je pense pouvoir aussi être considéré comme un défenseur du service public, même si je n’ai jamais approuvé des débordements comme ceux évoqués ici. J’ajouterai que je n’ai jamais imaginé d’être payé par le patron pour un jour de grève (mais peut-être les caisses syndicales sont-elles en déficit…). J’en terminerai en signalant que le « tarif zéro », qui est depuis de nombreuses années la panacée de la CSC pour ne pas pénaliser la clientèle, pose un énorme problème au niveau de l’exécution du contrat de travail et pourrait être lourdement sanctionné (j’espère ne pas être un oiseau de mauvais augure). Bien à vous, Michel EVERAERTS
Compte tenu des échelles humaines grandissantes, des infrastructures qui ne suivent pas, des budgets octroyés toujours plus petits, de la circulation toujours plus difficile dans la capitale, ces frictions et agressions risquent de se répéter. Le personnel de la STIB est en droit d'interpeller la société quand un collègue est injustement frappé dans l'exercice de ses fonctions . N'oublions pas que ces hommes et femmes travaillent au service de la communauté. Il est dès lors normal qu'ils interpellent les dirigeants et cette même communauté lorsqu'elle est victime d'acte intentionnel de violence. La vocation d'un chauffeur n'est pas de prendre des coups sur la tête. Les actions sont totalement justifiées, les travailleurs des services publics se comportent en lanceur d'alerte, ils sont aussi là pour rendre compte des dysfonctionnements de la société: fait de violence accru, absence de protection efficace. Faudrait-il faire grève avec un bandeau noir et continuer à travailler comme si de rien n'était ? Mille fois non ! Pour ma part, les actions "tarif zéro" seront de loin les plus efficaces.

À la fin de cette année, la SNCB appliquera une nouvelle grille horaire. Les navetteurs et riverains de la gare de Gentbrugge, dans la périphérie de Gand, l’attendent de pied ferme. En effet, en 2014, la SNCB avait supprimé la plupart des trains dans leur petite gare. Mais, après plus de deux années d’actions constantes, ils ont réussi à obtenir que les trains s’arrêtent à nouveau chez eux.

Captain SKA cartonne actuellement dans les hit-parades britanniques avec sa chanson contre la Première ministre Theresa May. Le succès de Liar Liar GE2017 leur a valu d’être invités dans nombre de festivals d’été, mais le groupe préfère jouer dans les festivals dont ils se sentent proches. Et ManiFiesta en fait assurément partie.

C’était le 31 mai 2017, à l’entrée de la VRT à Bruxelles. Plutôt qu’une caisse de vin ou un pot d’adieu, un piquet était le cadeau de remerciement de l’équipe de la CGSP à son président, Luk Vandenhoeck. Retour sur 45 ans d’engagement syndical et politique.

Le 7 juillet 2017, 122 pays ont signé un traité interdisant les armes nucléaires. Il ne s’agit pas d’un simple morceau de papier symbolique, mais d’un traité contraignant, que l’on peut vraiment qualifier d’historique. La Belgique n’est absolument pas au rendez-vous, bien au contraire.

Des études scientifiques prouvent que, si l’humanité continue à rejeter du dioxyde de carbone à ce rythme, la température sur terre va continuer à grimper. De ce fait, le niveau de la mer va lui aussi monter, nous aurons de plus en plus de tempêtes et de périodes de sécheresse qui se traduiront par des pénuries alimentaires catastrophiques, etc. Malgré cette unanimité scientifique, Trump a décidé de retirer les États-Unis de l’Accord de Paris. Pour quels dangers ?

« Travailler moins, aimer plus » : c’est sous ce titre que le Conseil des femmes a organisé une journée d’étude ce 2 juin à Bruxelles. Un des invités était Patrick Helgerson, conseiller communal du parti de gauche Vänsterpartiet à Göteborg, en Suède. Son parti a été, avec d’autres, à la base de l’expérience de la semaine de 30 heures dans une maison de repos et de soins de cette ville.

En 1917, il y a cent ans, deux révolutions se succèdent en Russie : une en février, l’autre en octobre. La première mène à l’abdication du tsar, monarque absolu, à la séparation de l’Église et de l’État et au suffrage universel. La deuxième, portée par le peuple au son du slogan « du pain, la paix et la terre », conduit à la prise de pouvoir par les communistes (qu’on appelle les bolcheviks). Elle est portée par la volonté de renverser l’ordre établi, capitaliste – et en Russie encore largement féodal, incapable de sortir la population de la misère et de la guerre –, et par le but de construire une autre société. C’est le début d’une première tentative dans le monde de construire le socialisme, faite de réalisations mais aussi de sérieuses erreurs, qui va marquer l’histoire du 20e siècle. Dans quel contexte a pris place cette révolution ? Est-elle un phénomène russe ou international ? Comment s’est-elle déroulée ? Quelle a été son influence chez nous et dans le reste du monde ? Survol de ce processus qui fit trembler le monde sur ses fondations.

En 1947, trois jeunes artistes belges, Louis Deltour, Edmond Dubrunfaut et Roger Somville, décident d’unir leurs forces pour créer un collectif d’art engagé baptisé Forces murales. ManiFiesta a choisi de leur rendre hommage lors de son édition de 2017 en exposant leurs œuvres qui évoquent la résistance, la révolution et la lutte des classes. Solidaire a rencontré quatre des enfants des artistes, très enthousiastes à l’idée de cette exposition.

« Le féminisme est de retour sans s’être jamais absenté » : c’est la traduction du titre du dernier ouvrage de la féministe et auteure néerlandaise Anja Meulenbelt qui défend un féminisme qui rassemble, qui voit les choses en couleur et joue franc-jeu.

C’est l’histoire de ces 8 personnes qui possèdent ensemble autant de richesse que la moitié de l’humanité, c'est-à-dire 3,5 milliards d’habitants de la planète. Ces 8 personnes ont quelques bons amis, qui se sont retrouvés le week-end dernier à Hambourg. Vingt chefs d’État qui ont discuté pendant deux jours de la meilleure façon de garantir à leurs huit amis, et aussi à eux-mêmes, de devenir encore plus riches. Bienvenue au G20.