« F*** le gouvernement » et autres (meilleures) raisons d’avoir manifesté

Photo Solidaire, Salim Hellalet
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« F*** le gouvernement » et autres (meilleures) raisons… Le meilleur incontestable ne doit pas diminuer ce qui précède. D’un côté, je suis convaincu qu’il vaut certainement mieux avoir des raisons fondées sur des arguments rationnels, des chiffres et cetera, que ces raisons sont donc effectivement meilleures. Mais d’un autre côté, les raisons du style F*** sont importantes aussi. Cela m’a frappé comme jeune ouvrier à Charleroi (relativement jeune, j’avais près de 30 ans). Il y a un sentiment profond de « eux et nous » qui n’est pas toujours rationalisé mais cependant important et fort. Il y a une longue expérience, l’expérience de plusieurs générations qui se cristallise dans le cerveau des héritiers de ces générations : dans le monde, il y a « eux » et « nous ». Ceux qui le disent n’ont que 20, 30, 50 ou 60 ans, mais leurs neurones ont intégré, avec le lait maternel et les conversations autour de la soupe familiale, dans la rue, à l’usine et ailleurs, deux siècles de leçons de classe (enfin, plutôt 150 ans à l’époque dont je parle). Je me souviens de mes camarades ouvriers de la sidérurgie, je me souviens de mon beau-père mineur italien et ça m’avait fort impressionné. Pour eux, ça ne faisait pas un pli, il y a « eux » et « nous ». Quand mon beau-père disait « ils », ça voulait tout dire. C’est la traduction en langue ouvrière du mot « establishment ». Il y a aussi des jeunes qui n’ont pas deux siècles de tradition ouvrière derrière eux mais qui arrivent à la même conscience basique du « eux » et « nous ». Ainsi je suis d’accord avec les « meilleures » raisons, mais la force de la classe ouvrière, c’est aussi — et c’est très important — le F*** viscéral, la conscience collective de base — et un des messages du Manifeste de Marx et Engels — que partout et toujours, il y a ceux qui travaillent, « nous », et ceux qui en profitent, « eux ». Alors merci pour le F*** du titre qui m’a fait réfléchir à tout ça.

Ils étaient 4.000 dans les rues de Düsseldorf ce 20 juin pour crier leur colère et parfois leur désespoir devant le Parlement régional où se réunissaient les ministres de la Santé des Länder allemands. Le groupe de base « soins de santé » du PTB Liège était présent.

Et si au lieu de crier après Eden, Cristiano ou Lionel, nous encouragions Helen, Nadia ou Rose ? Durant quelques années, des ouvrières britanniques ont défié la domination masculine. Retour sur cette (trop) brève période.

Trèves, la ville où Karl Marx est né en 1818 et où il passé sa jeunesse, présente deux grandes expositions, 300 événements et plusieurs guides pour des promenades Marx. L’époque de Marx, sa famille, son environnement, la situation des villes où il a séjourné, les révolutions qu’il a vécues..., tout y est évoqué de manière remarquable.

La CGSP Cheminots a déposé un préavis de grève les 29 et 30 juin. Un coup de tonnerre dans un ciel bleu ? Pas vraiment. Hausse de productivité, carrières rallongées, austérité... les mesures de la direction et du gouvernement détériorent les conditions de travail. Sans compter les carrières rallongées pour des pensions plus basses. La grève annoncée est un mouvement pour la sécurité des usagers et pour des trains à l'heure.
Le Vice-Premier ministre libéral Alexander De Croo évoque une privatisation des entreprises publiques, en particulier de la SNCB. « Alors que les défis de mobilité et de climat n’ont jamais été aussi urgents, le ministre De Croo lance la plus mauvaise piste qui soit pour les résoudre », réagit Michael Verbauwhede, spécialiste chemins de fer du PTB. Qui plaide pour plus de participation des usagers, pas du privé.

Si le mensonge et la tromperie étaient punissables, plusieurs parlementaires ou ministres libéraux auraient bien des problèmes avec la justice. La présidente des libéraux flamands de l'Open VLD, Gwendolyn Rutten, serait certainement même en prison. « Personne ne perdra rien de sa pension », avait-elle affirmé fin 2017 dans la presse. Et même : « Celui qui travaillera plus longtemps touchera plus de pension. » Rien n'est moins vrai.

Le 25 mai dernier, une nouvelle réglementation européenne concernant la protection de la vie privée entrait en vigueur. La « General Data Protection Regulation » - mieux connue sous son sigle, GDPR - est une loi européenne qui, officiellement, octroie plus de droits aux citoyens. Une bonne nouvelle ?
« Enfin ! » C’était le sentiment de nombreux Espagnols quand le Parlement a voté la destitution du Premier ministre Mariano Rajoy. Les livres d’histoire se rappelleront des années Rajoy comme celles de l’austérité sauvage. L’allié de toujours de Merkel et de la Commission européenne. Mais où va l’Espagne maintenant ?
Le 6 juin, les fonctionnaires des ministères fédéraux (gardiens de prisons, agents du fisc, etc.) seront en grève pour dénoncer les nouvelles attaques attaques du gouvernement contre toute une série de leurs droits rassemblés dans ce qu’on appelle « le statut ». Mais cette politique n’est pas une spécialité belge. Il s’agit d’une stratégie de l’Union européenne pour casser les services publics et les droits des salariés du secteurs publics.
280 000 personnes dans tout l'hexagone. 80 000 rien qu'à Paris. La « Marée populaire » organisée par une cinquantaine d'organisations associatives, syndicales et politiques dans plus de 80 villes était un succès, ce samedi 26 mai. Des militants du PTB ont répondu présent dans la capitale française. A la grande joie des manifestants locaux.