Entretien entre Peter Mertens et Owen Jones | « La gauche doit apprendre à communiquer autrement »

Photo Solidaire, Salim Hellalet
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Commentaires

Tout à fait d'accord avec Monsieur Jones. Il parle exactement des mêmes sujets dont nous discutons dans nos réunions de mouvements citoyens et ong's et privés entres personnes qui luttent pour un autre Europe cad: - La vision de la population sur la gauche. D'une part, il y a la gauche traditionnelle qui n'est plus vraiment à gauche et qui décréditent la gauche. De l'autre côté il y a 'l'extrême gauche' qui est décrédibilisé par les médias et la droite. C'est devenu presque un tabou, on n'ose même plus parler de l'extrême gauche, qui n'a dans ses idées rien d'extrême dans mon opinion. Le néolibéralisme qui lui par contre, est extrême, est considéré comme 'normal', l'opinion publique a tellement été forgé à accepter petit à petit les idées extrême du néo-libéralisme, qu'il ne réagit plus avec indignation aux différents mesures de plus graves, qui sont prises. - Il y a aussi un fatalisme dans la masse de la population qui s'est installé, sans doute aussi pour une grande partie manipulé par les médias. On ne sait rien faire, ils sont trop grands, trop puissants. - Puis il y a le jeux et le pain des temps modernes et l'épuisement par le stress du travail qui endorment et immobilisent une grande partie de la population. La peur aussi de perdre son job, si on va à contre courant du mouvement néo-libérale. Ils savent que quelque chose ne va pas, mais ne sont plus capable de réagir et trop hypnotisés par la société de consommation. - Je crains qu'une partie qui se dit de gauche et d'extrême gauche a moins de chance de gagner le faveur de la population, qu'une partie avec exactement les mêmes idées, mais qui ne veut pas soi-même se qualifier de gauche. Les gens sont devenus allergique aux mots 'gauche' et 'droite', ils veulent un changement mais ne croient plus dans les parties traditionnelles. - les médias alternatives font un très bon travail et conscientisent et mobilisent une belle partie de la population (je dirais une 10 à 20%), mais ne joignent pas les autres 80% qui suivent les médias traditionnels qui n'informent pas ou désinforment. Voilà pourquoi nous trouvons que c'est très important de faire des actions médiatiques vers les médias traditionnels. Nous sommes en train d'y réfléchir et essayons de préparer des choses. Déjà à plusieurs reprises nous avons abordé les journalistes, en les 'engueulant' gentiment pour leur dire qu'on aimerait qu'ils parlent des choses importantes, avec parfois des petits résultats mais bien insuffisantes. - Nous devons nous organiser bien mieux, échanger entre citoyens, ong's et politiques pour ensemble mobiliser un grand front commun au niveau européen pour justement mettre la droite néolibérale à sa place. - Pour cela il est indispensable d'amener les 80% de la population avec nous. Cela veut dire que nous devons aborder monsieur et madame Lambda avec un discours, là où ça les touche, nous devons trouver les arguments pour leur donner l'espoir que cela peut changer, parce que si nous nous y mettons tous, cela peut changer. D'ailleurs, les choses commencent à changer doucement, mais il y a encore un long chemin vers le point où tout cela va basculer. Et ce moment là, je l'espère et je le visualise peut avoir un effet boule de neige dans le sens positif! - Merci pour cet article bien intéressante!
Pour gagner la bataille des idées, il faut d'abord gagner le coeur des gens. On peut y arriver par le rire. Mais tant que les humoristes véhiculent des propos sexistes, les plus engagés d'entr'eux rateront la marche du socialisme. Continuez le combat messieurs, mais pensez que la moitié de la population humaine sont des femmes. Pensez à leur demander leur avis et surtout laissez nous prendre nos décisions à égalité avec vous. Caroline

Après l’approbation par la Commission européenne du compromis à la Belge sur la loi « Major », le parti des libéraux flamands Open Vld lance une nouvelle offensive : faire passer une nouvelle loi organisant le travail portuaire, une loi taillée sur mesure pour Fernand Huts.

Après trois années d’incertitude totale, les travailleurs portuaires belges sont enfin soulagés. La Commission européenne met un terme à la procédure contre leur statut, la Loi Major. C’est une victoire dans la lutte pour la reconnaissance de la profession et pour la protection sociale dans les ports.

Dans les années 1990, l’Anversois Tobias Schiff (1925-1999) a écrit un livre extraordinaire sur la manière dont il a survécu pendant plus d’un demi-siècle à l’univers d’Auschwitz, où il fut déporté avec sa famille. Les éditions EPO rééditent cet ouvrage.

« Le Bruxelles des révolutionnaires » est un ouvrage collectif dirigé par l’historienne Anne Morelli. Dans ce livre richement illustré, le lecteur part sur les traces de la révolution de 1830 pour arriver à « Bruxelles, terrain d’action des luttes urbaines », en passant par la Grand-place « ouvrière » où les lieux de la capitale fréquentés par Marx, Lénine, Victor Hugo… Nous reproduisons ici l’introduction de l’ouvrage par celle qui l’a dirigé.

Dans le dernier livre de Peter Mertens, Graailand, le nom d’Ewald Engelen apparaît à plusieurs reprises. Le géographe financier néerlandais ne se montre pas tendre envers les élites financières et politiques. Il plaide sans détour pour un populisme de gauche, capable de battre la déferlante du populisme de droite.

« Mettre définitivement l’homme à l’abri du besoin, en finir avec la souffrance et les angoisses du lendemain » était la devise d’Ambroise Croizat, « père » de la sécurité sociale française. A l’occasion des 70 ans de celle-ci, un film retraçant cette lutte pour une vie digne est sorti. Rencontre avec Gilles Perret, réalisateur de La Sociale.

Avec un investissement supplémentaire de 5 000 livres (5 700 euros), un incendie d'une telle ampleur dans la tour Grenfell à Londres aurait probablement pu être évité. En effet, lors de la rénovation de l'immeuble, l'an dernier, ce sont les panneaux d'isolation les moins chers qui ont été placés. D'autres panneaux, ceux-là résistants au feu, auraient coûté 5 700 euros de plus.
Chez nous, lorsque le PTB député fédéral Marco Van Hees a demandé au ministre de l'Intérieur Jan Jambon (N-VA) si des moyens suffisants étaient octroyés à la prévention incendie afin d'éviter qu'une telle catastrophe puisse se produire, il n'a pas obtenu de réponse.

L’an dernier, plus de 1 000 bénévoles ont permis à ManiFiesta d’exister. Alors que l’édition 2017 se prépare, les organisateurs font de nouveau appel à la solidarité.

Ces dernières semaines, la presse publie des images de manifestations violentes au Venezuela contre le président Maduro et son gouvernement. L’impérialisme semble à nouveau se réveiller, ouvrant une nouvelle ère sur le continent latino-américain. 

Le 19 mai, le gouvernement a approuvé un projet de loi visant à instaurer un « service minimum » dans le rail. Si cette loi est officiellement motivée par de beaux principes (droit à la mobilité et liberté de circulation), elle cache un retour au 19e siècle au niveau des acquis sociaux. Car c’est l’ensemble des libertés syndicales de tous les travailleurs qui est remis en cause. Explications de l’avocat spécialiste du droit social Jan Buelens.