États-Unis : Bernie Sanders poursuit sa « révolution politique »

Malgré ses 75 ans, Bernie Sanders séduit de très nombreux jeunes. Sa campagne et les idées qu’elle porte ont amené une fraîcheur dans le débat politique, ainsi qu’une grande créativité au niveau visuel. (Photo Eli Christman / Flickr)
Malgré ses 75 ans, Bernie Sanders séduit de très nombreux jeunes. Sa campagne et les idées qu’elle porte ont amené une fraîcheur dans le débat politique, ainsi qu’une grande créativité au niveau visuel. (Photo Eli Christman / Flickr)

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Commentaires

Bernie est malheureusement un simulacre de démocratie. C'est la guerrière sioniste Hillary qui passera. On parie ?
Il laissera des traces et des repères s'il n'est pas élu, ce qui est à craindre, mais, sait-on jamais ? Ce qui est intéressant, c'est qu'il soulève l'opinion d'une partie de l'Amérique qui est peu connue et qu'il redistribue les priorités d'une vraie démocratie. Il pose les jalons d'une société plus juste avec des propositions réalistes et réalisables. Il ne faut pas oublier qu'il intéresse la génération qui a été mobilisée pour la guerre en Irak et en Afghanistan, que ces gens ont été recrutés sur des mensonges d'Etat et des promesses non tenues, aussi bien concernant la durée de la mobilisation que les motifs invoqués. Ces conscrits étaient recrutés essentiellement parmi la population immigrée avec promesse de régularisation au niveau de la nationalité pour eux et leurs familles (s'ils revenaient vivants). Ont été recrutés ensuite des étudiants en fin de parcours qui partaient pour un contrat d'un an. Sur place, ils se sont trouvés face à une réalité à laquelle ils ne s'attendaient pas : l'offensive était majoritairement confiée à des miliciens au service de sociétés privées. Ces sociétés avaient aménagé des baraques en dur, la clim, etc. Des soldats bien nourris, bien aguerris qui avaient résisté à la guerre du Vietnam (non ils ne sont pas tous dans des institutions psychiatriques, certains y ont pris goût ou bien sont arrivés à un stade où ils ne savent plus faire que ça) et autres missions engagées par les US. Les recrues qui sont arrivés là se sont trouvées complètement livrées à elles-mêmes, sans infrastructures, sans eau, ayant peu la pratique des armes, au milieu d'un véritable massacre et ont pu découvrir que sur le terrain, il y avait 2 poids, 2 mesures. Les blessés étaient envoyés dans les hôpitaux allemands et remis au combat directement sitôt considérés comme guéris. Des mères se sont révoltées, ont dénoncé l'injustice de cette guerre pour leurs enfants mais aussi par rapport à la réalité à laquelle ils assistaient. Ces gens-là (qui ont maintenant entre 40 et ± 50 ans) ont eu le temps d'expliquer cela à leurs enfants et de leur donner d'autres réponses. Politiquement, ils ont d'autres objectifs de justice et de paix et d'autres projets de société. C'est une guerre qui marque encore les esprits aux Etats-Unis. Les propositions de Bernie rejoignent leurs aspirations. C'est bien qu'un candidat puisse parler et proposer et tenir aussi longtemps une campagne là-bas.
L'article est très intéressant et clairvoyant, car avec la campagne menée par Sanders, ce sont des dizaines de milliers de militants politiques, dont beaucoup de jeunes, qui se mobilisent et débattent sur des thèmes sociétaux fondamentaux. Ils n'ont plus peur de remettre en cause les outrances du système néo-libéral, l'establishment (y compris à la tête du Parti Démocrate) et la toute puissance de Wall Street. Qu'une telle dynamique progressiste à grande échelle se développe aux Etats-Unis est tout à fait exceptionnel. D'autant plus que les activités de campagne sont auto-financées par les militants et les sympathisants, sans dépendre des groupes financiers. Je ne sais pas si l'on peut déjà rêver d'une révolution politique aux Etats-Unis, mais en tout cas, au-delà de l'issue des élections, il s'agit bien de l'amorce d'une révolution culturelle. Il est grand temps d'établir de nouvelles synergies entre les progressistes de tous les pays, car l'unique manière de construire un système sociétal équitable et durable au niveau mondial est d' internationaliser les luttes. Si on ne comprend pas ça, eh bien,, à moyen terme, on est foutus ! Ce sera le chaos social (y compris dans nos régions privilégiées), la détérioration accélérée de la planète et...la guerre

Ce n'est pas parce que le travail à la chaîne ne ressemble plus tout à fait aux " Temps modernes " de Charlie Chaplin que les travailleurs ne le vivent pas comme épuisant.

Aux élections, ils ont perdu près de 14 % des voix et, pourtant, le social-démocrate Martin Schulz (SPD) et Angela Merkel (CDU) entrent dans une nouvelle « grande coalition » (« GroKo »). Pour tenter d'apaiser la base du SPD, en colère, Martin Schulz a démissionné de la présidence du parti.

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Une hausse salariale de 6 % et le droit à une semaine de 28h pendant deux ans sur la carrière : voilà ce que revendique le syndicat IG Metall, qui représente près de quatre millions de travailleurs en Allemagne. Le mouvement social lancé par le plus grand syndicat européen commence à faire très peur au patronat allemand. Et à ses voisins.

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