L’Europe néolibérale ou le mépris du peuple

Photo Chris Goldberg /  Flickr
Photo Chris Goldberg / Flickr

Ajouter un commentaire

By submitting this form, you accept the Mollom privacy policy.

Commentaires

Cette Europe de la honte,qui ne favorise que les multinationales !!! La nouvelle mesure sous la pression Monsanto multinationales, le glyfosate poison mortel pour les populations peut continuer à empoisonné les cours d'eau, la terre .... est les gens, car ils ont eu le feu vert de la commission européenne !!! Le néolibéralisme européens tue !!!
Voici l'une des analyses les plus lucides qui soient, tellement éloignée de la soupe consensuelle que nous servent tous les médias traditionnels depuis cette aventure du Brexit (et bien avant déjà!). Il est tout aussi étonnant que lamentable de constater que, partout où elles participent au pouvoir, les "gauches molles" (avatars à peine déguisés des droites les plus pures) reprennent en choeur le refrain néolibéral avec une conviction déconcertante. Et la presse "dominante" se joint à la chorale avec une ferveur chaque jour renouvelée. Oui, il est temps que d'authentiques mouvements de gauche fassent entendre leur voix partout pour exiger une refonte fondamentale de cette Europe de l'austérité, de l'injustice sociale et du mépris des peuples. Sinon, on abandonnera la place à d'autres types de contradicteurs, qui n'hésiteront pas un instant à ajouter encore plus d'horreur au déshonneur actuel.
L'EUROPE doit être rebâtie, avec comme base " le bien être humain" est sa suite... Est arrêté l'esclavage de la classe ouvrière , pour enrichir les multinationales capitaliste , nous vivons dans une société où les injustices sont flagrante ! La loi du plus fort, le dominant et le dominé ! Pendant que quelques nantis sans mette plein les poches, d'autres n'ont même pas l'eau courante a leurs disposition et ON un logement où vous même, vous ne laisseriez même pas votre chien dormir ! Une société d'égoïste où chacun pense à sont petits bien-être, sans se soucier des autres !
POSSIBLE OU PAS LA SORTIE DE L'EU ? LA BOURSE DE LONDRES A REGAGNE LES PERTES QU'ELLE AVAIT SUBIES. Une semaine après le séisme provoqué par le vote en faveur du « Brexit », la Bourse de Londres a regagné les pertes qu’elle avait subies. S’ils ne voient pas encore l’avenir en rose, les investisseurs ont cessé de broyer du noir. L’indice Footsie 100 est repassé dès mercredi au-dessus des 6 338 points, soit le niveau qu’il avait à la clôture jeudi dernier, juste avant l’annonce du vote des Britanniques en faveur du Brexit qui avait provoqué une véritable tempête sur l’ensemble des Bourses mondiales. Calculée en euros ou en dollars, sa capitalisation boursière est toutefois encore loin d’avoir regagné le chemin perdu, compte tenu de l’effondrement de la livre sterling. Les secteurs les plus malmenés immédiatement après l’annonce du Brexit ont été les premiers à rebondir. Cela a notamment été le cas des promoteurs immobiliers, comme Taylor Wimpey, Persimmon ou encore Barratt Developments. Les banques, qui avaient littéralement plongé immédiatement après le vote, ont également repris des couleurs. «Les cours des grandes entreprises avec des revenus réalisés à l’international qui avaient été massacrés sans distinction ont conduit le rebond tandis que celles qui sont exposées à l’économie domestique peinent à reprendre des couleurs» avance un analyste. Les sociétés qui réalisent une bonne par de leurs ventes à l’international profitent en effet de la chute de la livre sterling par rapport aux autres grandes devises. Certaines grandes capitalisations de la Bourse de Londres comme les géants miniers comme Rio Tinto ou Glencore n’ont pratiquement pas d’activité réelle au Royaume-Uni. Crise politique La crise politique dans laquelle est entrée la Grande Bretagne depuis l’annonce de la prochaine démission du chef du gouvernement David Cameron incite certains à parier sur une atténuation du Brexit voire sur le fait qu’il ne se matérialisera pas. Le marché londonien n’en a sans doute pas fini avec les turbulences, préviennent néanmoins les experts. «Même si la panique initiale causée par le Brexit semble s’être calmée, l’incertitude reste immense et pourrait continuer à peser sur le moral pendant un moment», estiment les spécialistes d’Oanda. Tous ou presque s’attendent à de nouvelles secousses. Nerfs fragiles s’abstenir! ( AFP)
Pourquoi ne demander vous pas un sondage en Belgique: Pour connaître si il y avait un référendum sur une forme de brexit en Belgique? Quel serait le résultat ? Et avec les réponses des citoyens qu'elle poids auraient vos arguments devant la bande à Charlot
Si référendum serait instauré, les pros européens aurait bien trop peur, que le peuple vote contre cette Europe de capitalistes !!!! Meilleures pour eux, de ne pas laisser le peuple décidé !!!!
Les Européens doivent sortir du Brexit par le haut. Belga - Belga - dimanche 3 juillet 2016 La directrice générale du Fonds monétaire international (FMI), Christine Lagarde, a estimé dimanche que les Européens se devaient de "sortir du Brexit par le haut", en s'attaquant enfin à des dossiers qu'ils pensaient condamnés à un veto britannique, et surtout améliorer leur communication. "Il est très fondamental pour l'économie que les Européens décident de sortir du Brexit par le haut", a déclaré Mme Lagarde, intervenant à un forum économique à Aix-en-Provence. "Maintenant que les Anglais sont, entre guillemets, sortis (...), au moins il y a un certain nombre de choses dont j'ai entendu les commissaires européens les uns après les autres dire 'c'est tellement compliqué, on ne peut pas le faire à cause des Britanniques' ", a-t-elle ironisé. "Peut-être qu'il y a des choses qu'il faut envisager de faire puisque les Britanniques ne vont pas s'asseoir à la table?" La patronne du FMI a estimé qu'il faut surtout que l'Union européenne améliore sa communication. Il faut "évidemment", pour elle, "travailler sur la réalité économique, mais aussi impérativement s'occuper des perceptions". "S'il y a un décalage massif entre les perceptions des peuples européens et la réalité de ce qui se passe, il y a un réel problème de communication", a-t-elle déploré. "Quand par exemple la Banque européenne d'investissement fait des investissements très importants dans les territoires sans en dire grand chose, sans que ça se sache, sans qu'il y ait une mesure de l'efficacité économique de l'Europe, c'est dramatique, parce que le langage va continuer à être 'excès de réglementations, bureaucratie, c'est la faute à Bruxelles', etc.", a estimé Christine Lagarde. "C'est complètement sur une autre dimension de communication que les choses doivent se faire". Christine Lagarde a par ailleurs regretté que les efforts déployés pour expliquer les conséquences négatives d'un éventuel Brexit pendant la récente campagne référendaire au Royaume-Uni aient "été absolument vains". Enfin, Madame Lagarde a compris, il faut travailler sur la réalité économique, il faut améliorer la communication etc... Combien de fois n'ai-je pas entendu : " Cette fois, nous avons compris " ou encore la phrase clé " C'est un signal fort " mais la compréhension et le signal fort n'ont pas la même significations pour les hommes politiques et pour les citoyens. Les gouvernements se réunissent pour décider de ne rien décider. Enfin, si, il décide de reprendre des deux mains le peut qu'il vous font croire qu'il vous ont donné d'une main. Au fait, que veut dire madame Lagarde : "Maintenant que les Anglais sont, entre guillemets, sortis (...), au moins il y a un certain nombre de choses dont j'ai entendu les commissaires européens les uns après les autres dire 'c'est tellement compliqué, on ne peut pas le faire à cause des Britanniques' ", a-t-elle ironisé. "Peut-être qu'il y a des choses qu'il faut envisager de faire puisque les Britanniques ne vont pas s'asseoir à la table?"
Que tout cela est bien dit... à quand la révolution des "petites gens"?
Déficits budgétaires: sanctions inédites enclenchées contre le Portugal et l’Espagne Les ministres des Finances de la zone euro ont enclenché mardi une procédure inédite de sanctions dans l’histoire de la monnaie unique à l’encontre de l’Espagne et du Portugal, en dérapage budgétaire. Réunis dans le cadre d’un conseil des grands argentiers de l’UE à Bruxelles, les ministres ont constaté que l’Espagne et le Portugal «n’ont pas pris les mesures nécessaires» pour corriger leurs déficits, ce qui déclenche un processus de sanctions, écrivent-ils dans un communiqué Afp - Le Soir - mardi 12 juillet 2016
“Le fédéralisme est probablement la plus grande menace pour l’avenir de l’UE” Express.live Audrey Duperron 20 juillet 2016 Après le vote pour le brexit, le président de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker, a réclamé plus de fédéralisme pour l’Europe. De même, les tenants d’un fédéralisme plus poussé affirment que la zone euro a besoin d’une politique fiscale commune pour harmoniser les politiques économiques, et la fiscalité entre les différents États-membres. Mais selon l’ancien ministre des Finances suédois, Anders Borg, c’est une mauvaise idée, car cela pousserait d’autres pays à envisager leur départ de l’UE, explique-t-il sur le site du Project Syndicate. Les problèmes structurels Les problèmes économiques les plus graves des États-membres sont structurels. Pour les régler, il faut augmenter la compétitivité des États-membres, et réduire les barrières de la concurrence. Cela pourra être obtenu par une augmentation de la flexibilité sur les marchés du travail nationaux, notamment. Or, une politique fiscale unique ne permettrait probablement pas de régler ces problèmes, ni d’améliorer la compétitivité des pays, et par ricochet, d’améliorer le niveau de vie des citoyens. “Les Européens continueront de graviter vers le populisme, s’ils ne voient pas d’amélioration dans leur niveau de vie, ce qui ne se produira qu’avec une croissance de la productivité plus élevée”, écrit-il. Pas de soutien politique pour plus d’austérité Ensuite, il n’y aurait pas de soutien politique pour les décisions de réduction des dépenses publiques et d’augmentation des impôts qui accompagneraient inévitablement une politique fiscale unique. Là encore, celle-ci alimenterait le populisme, et l’UE serait accusée de gaspiller l’argent du contribuable. “Aujourd’hui, les partisans de l’UE doivent faire face aux faits : une union encore plus serrée n’est pas ce que veut le peuple, même dans les États-membres qui ne choisiraient jamais d’en partir. Si la Commission Européenne force le discours post-brexit dans cette direction, le résultat sera le contraire de ce qu’elle cherchait à faire. En fait, le fédéralisme est probablement la plus grande menace pour l’avenir de l’UE”, écrit Borg. Il conclut de la façon suivante : “Ceux qui veulent que l’UE survive devrait résister à la tentation d’exercer plus de contrôle. Nous avons besoin d’une Europe qui reste unie parce qu’elle l’a choisi, et non pas parce qu’elle y est forcée par de nouvelles super-structures politiques privées de tout soutien populaire”.
Le Plan Juncker a-t-il relancé l'investissement européen? On sait Jean-Claude Juncker, le président de la Commission européenne, en difficulté. Aussi ne manque-t-il pas une occasion de mettre en avant son apport à la relance de l'économie européenne. Il dispose pour cela d'une arme : le plan d'investissement (PIE), plus connu sous le nom de « Plan Juncker ». Sur France 2, ce lundi 25 juillet, il a ainsi assuré que « nous étions en panne d'investissement, nous avons mobilisé 115 milliards d'euros par le PIE, dont 13,1 milliards en France ». Autrement dit, Bruxelles aurait permis le redressement de l'investissement dans l'UE par le plan Juncker. Est-ce si simple ? Qu'est-ce que le plan Juncker ? Rappelons ce qu'est le « plan Juncker ». Ce plan, lancé officiellement en juin 2015 et dans les faits dès avril, prévoit de mobiliser sur trois ans 315 milliards d'euros d'investissement. Pour cela, 21 milliards d'euros d'argents publics, issu du budget européen et des réserves de la Banque européenne d'investissement sont mobilisés. Ces 21 milliards sont utilisés comme garanties pour financer des projets, par l'intermédiaire de la BEI, à hauteur de 60 milliards d'euros. La Commission calcule ensuite que ces 60 milliards d'euros de projets génèrent au total 5 fois plus d'investissements, soit 315 milliards d'euros entre 2015 et 2017. Selon les chiffres de la Banque européenne d'investissement (BEI), le « total des investissements liés aux opérations approuvées au titre du Fonds européen d'investissement stratégique (FEIS)», le véhicule financier qui valide les projets, s'élèvent à 115,7 milliards d'euros au 19 juillet 2016. Il s'agit de fonds « approuvés » qui vont donc se déployer dans l'avenir et qui doivent encore être signés. Le financement des projets signés ne s'élèvent aujourd'hui qu'à 10,9 milliards d'euros. Le plan va donc un peu moins vite que prévu, mais est globalement dans les clous. Reste à savoir si Jean-Claude Juncker dit vrai. Ce plan est-il réellement un élément déterminant pour l'activité économique de l'Union européenne ? Trop peu au regard des enjeux Les 115,7 milliards d'euros revendiqués par le plan Juncker représentent 4 % de l'ensemble des investissements réalisés dans l'Union européenne sur les quatre trimestres allant d'avril 2015 à mars 2016 (soit 2.886,24 milliards d'euros). A titre de comparaison, sur ces douze mois, l'investissement a progressé de 139,5 milliards d'euros par rapport à la même période de 2014-2015. A condition que ces projets financés par l'UE soient réellement nouveaux et n'ait été débloqués que grâce à ces fonds, l'impact pourrait donc, sans être majeur, ne pas être négligeable. Sauf qu'ils ne semblent absolument pas à la hauteur du problème de l'UE et de la zone euro. Depuis le début de la crise financière en 2007, l'investissement a été le parent pauvre de la croissance européenne. Malgré une reprise en 2015, il reste très inférieur non seulement à son rythme d'avant la crise, mais à ce qui serait nécessaire pour permettre de relancer la productivité et faire face aux transformations de l'économie. La Commission européenne elle-même a estimé pour « vendre » le plan Juncker que ce « manque d'investissement » est compris entre 270 et 330 milliards d'euros par an. Le think tank économique Bruegel juge qu'il manque 280 milliards d'euros par an d'investissement dans l'Union européenne. Au mieux donc, le « plan Juncker » fait un tiers du chemin. « Trop peu et trop tard » : c'est le verdict, encore valable, de la plupart des économistes au moment de l'annonce du plan. En tout cas, la "panne d'investissement" continue à Europe : les chiffres de la croissance vendredi 29 juillet devrait le confirmer, malgré une croissance modeste. Bref, la magie revendiquée par le président de la Commission n'a pas opérée. Absence de valeur ajoutée ? Mais la question centrale est bien plutôt de savoir si ces investissements issus du « plan Juncker » sont un bénéfice net pour l'économie européenne. On sait déjà, de par la construction de son financement que ce n'est pas le cas, puisque les garanties apportées par le budget européen ont été ôtées du budget européen, principalement des lignes Recherche & Innovations et Infrastructure. Il y a donc un « transfert » de ces projets vers le FEIS. La raison en était que les projets financés par le FEIS seraient plus risqués et auraient donc plus de valeur pour l'économie européenne que les fonds utilisés par le budget européen directement. Mais rien n'est venu prouver ce fait. Bien au contraire. Les économistes de Bruegel ont ainsi remarqué que les profils de risque des projets financés par le plan Juncker restent très flous. Rien ne vient attester que les projets financés ne l'auraient pas été par le budget européen ou la BEI. Du reste, dans cette étude datée de juin, Bruegel a comparé les projets en détails à ceux financés par le passé par la BEI. Conclusion : sur 55 projets annoncés en juin, 42 avait une « forte ressemblance » avec des projets financés par la BEI auparavant, 11 une « faible ressemblance » et un seul projet, celui d'une usine de recyclage du titane, semblait réellement nouvelle. Autrement dit : s'il n'y a pas de « valeur ajoutée » nouvelle à ces projets, l'argent investi dans ces projets l'aurait sans doute été sous une autre forme. La prétention de Jean-Claude Juncker d'être à l'origine d'une reprise de l'investissement ne saurait donc tenir. Choix géographiques De plus, les choix géographiques du plan Juncker sont parfois étonnants. Sur les projets développés, on trouve une surreprésentation de l'Italie qui cumule 15 % des financements, ce qui est plutôt positif, notamment parce que l'Italie surtout est clairement en état de sous-investissement. Suivent le Royaume-Uni, la France et la Slovaquie. Mais certains pays frappés de plein fouet par le sous-investissement et le chômage de masse et qui auraient besoin de fonds pour ne pas demeurer dans une logique de compétitivité-coût, symbole de sous-développement chronique. Le Portugal a bénéficié en 14 mois d'une mobilisation de 701 millions d'euros, plus 40 millions d'euros d'aide à ses PME, soit 0,4 % de son PIB, avec un seul vrai projet industriel d'usine de biomasse. L'échec grec La Grèce, pays qui traverse la pire crise parmi les pays de l'UE et qui est encore en récession, est encore plus mal lotie. Alors que son gouvernement ne dispose d'aucune marge de manœuvre et que, pire, encore, il n'a utilisé pour faire des économies et complaire aux créanciers qu'un sixième des investissements prévus, alors que, en juillet 2015, Jean-Claude Juncker avait promis un « plan de relance » à la Grèce, le plan Juncker n'a, pour le moment, financé que 650 millions d'euros, dont 400 millions d'euros pour les aéroports régionaux. Rappelons que les aéroports les plus rentables viennent précisément d'être vendus à l'opérateur allemand Fraport. Athènes avait pourtant proposé 42 projets d'infrastructures pour un montant de 5,6 milliards d'euros. On remarquera également que deux pays de l'UE qui n'ont toujours pas bénéficié du plan Juncker, Malte et Chypre. Or, cette dernière île a traversé aussi une forte crise et est un des pays de l'UE qui souffre le plus de sous-investissement. Cet échec gréco-chypriote est très symptomatique des limites du plan Juncker : là où le secteur privé ne suit pas, le plan Juncker est inopérant. Il est incapable d'agir comme un élément moteur du changement, un « game changer ». Il est aussi très frileux et peu apte à prendre les risques que le secteur privé refuse de prendre, précisément ce qui manque à l'économie européenne. Aller investir beaucoup en Slovaquie est utile, mais le secteur privé y est déjà très présent et est attiré par la fiscalité et les faibles salaires. Investir dans les pays en crise, où l'investissement est réellement en panne est un enjeu bien plus important. Il n'est pas relevé par le plan Juncker qui, ainsi, confirme qu'il mobilise des fonds qui auraient été investis en UE de toute manière. Pas de stratégie globale Dernière faiblesse du plan Juncker : il ne s'inscrit pas dans une stratégie globale. Alors que la BEI finance des investissements, la Commission continue à s'attacher à sa politique de « respect des règles » et demande des réductions d'investissements publics ou de dépenses publiques. Le cas grec, cité plus haut, est caricatural. En France, l'investissement public des collectivités locales est en chute libre depuis deux ans pour permettre au déficit des administrations de passer sous les 3 % du PIB. En Espagne ou au Portugal, on va demander de « nouveaux efforts » pour éviter des sanctions et on se dit prêt à Bruxelles à geler des fonds structurels, donc des investissements européens dans ces pays... Au Portugal, au premier semestre, l'investissement public a chuté de 19,5 %. Ce qu'on donne (un peu) d'une main, on l'ôte donc de l'autre. Dans le même temps, on n'exige nullement de l'Allemagne plus d'investissement public pour réduire son excédent courant de 8 %, supérieur à ce que Bruxelles tolère normalement. Or, compte tenu du déficit d'investissement, tous les efforts devraient se conjuguer. Sinon, l'impact même du plan Juncker s'en voit réduit : il a une fonction partielle de compensation du sous-investissement public, non un effet d'entraînement. Un plan qui pèse peu Le plan Juncker n'est pas inutile : dans l'UE toutes les tentatives sont bonnes à prendre. Mais il est largement insuffisant, contrairement à ce que sous-entend Jean-Claude Juncker : pourquoi sinon, toutes les six semaines, Mario Draghi, le président de la BCE demanderait-il un plan Juncker « élargi » et une mobilisation de la politique budgétaire ? Ce plan est le reflet d'un mode de pensée : celui selon lequel la relance budgétaire classique ne fonctionne pas. Mais alors que le déficit budgétaire cumulé a été ramené à 1,8 % du PIB de la zone euro, c'est bien plutôt l'idée que la consolidation budgétaire créé les conditions de l'investissement qui ne fonctionne pas. Pour preuve : 2.000 milliards d'euros ont été créés par la BCE en un an et n'ont guère été transmis à l'économie réelle, malgré les rachats de titres et les taux négatifs. Le cadre du plan Juncker, qui reste marqué par la frilosité de la BEI, l'empêche clairement de peser sur l'économie européenne, n'en déplaise à l'ancien premier ministre luxembourgeois. Au moment où Japon et Royaume-Uni réfléchissent à de vrais plans de relance, l'UE ferait bien de faire de même et de s'interroger sur les moyens d'utiliser l'argent créé par la BCE dans l'économie réelle. Pour cela, il faudra cependant une « révolution dans les têtes » en acceptant un circuit de financement entre BCE et BEI et l'abandon par cette dernière de son obsession de la notation par les agences. Romaric Godin - La Tribune - lundi 25 juillet 2016
La lutte des classes est une réalité. Les syndicats veulent plus d'avantages sociaux, ou garder ceux qui existent. La droite souligne qu'ils contribuent au chômage et veut les aménager, sinon les réduire. Personne ne semble capable de changer de paradigme, de sortir du conflit par le haut. L'économiste français libéral, socialiste et prix Nobel Maurice Allais proposait de remplacer l'impôt sur le revenu - donc sur le travail - par un impôt sur le capital en montrant de manière détaillée à quelles conditions cette révolution fiscale serait possible et bénéfique économiquement. Curieusement cela ne semble intéresser aucun syndicat, aucun parti de gauche, pourtant censés défendre les travailleurs ...
L'accord de libre-échange UE-USA dans l'intérêt de l'Europe Belga - jeudi 28 juillet 2016 Angela Merkel a vigoureusement défendu jeudi l'accord de libre-échange controversé en cours de négociation entre l'Union européenne et les Etats-Unis (TTIP), assurant qu'il était "absolument" dans l'intérêt des Européens. "Je considère cet accord absolument juste et important et dans l'intérêt absolu de l'Europe", a déclaré la chancelière allemande, lors d'une conférence de presse à Berlin, prenant ses distances avec d'autres pays, comme la France, qui se montrent sceptiques en l'état. Mme Merkel doit aussi faire face à une forte opposition au sein de sa propre coalition gouvernementale, où les sociaux-démocrates sont de plus en plus nombreux à ne plus croire à l'accord. En discussions depuis 2013, ce projet d'accord de commerce et d'investissement, généralement désigné sous les sigles TTIP ou Tafta, vise à créer la plus grande zone de libre-échange du monde. Mais il est la cible de nombreuses résistances, de la part d'alter-mondialistes et d'organisations de défense de l'environnement. Le choix récent du Royaume-Uni de quitter dans le futur l'Union européenne est venu encore compliquer la donne. "Vu les chiffres élevés du chômage dans l'Union européenne chez les jeunes, tout ce qui peut créer ou protéger des emplois en Europe doit vraiment être fait", a dit la chancelière. Elle ne s'est toutefois pas avancée sur un calendrier, alors que l'objectif initial de boucler les discussions avant que Barack Obama ne quitte la Maison blanche semble de plus en plus difficilement tenable

Ce 21 mars, infirmier.ère.s, aides-soignant.e.s, travailleurs sociaux et d’autres du secteur non-marchand descendaient dans la rue pour de meilleures conditions de travail et contre les économies dans leur secteur. Mais les Belges ne sont pas seuls. Dans d’autres pays européens aussi, les soins de santé sont sous pression, au détriment du personnel et des patients. Et la résistance y est également active.

De plus en plus d’entreprises importent des travailleurs détachés. Le but ? Éluder les réglementations de travail et de salaire belges. Et saper celles-ci.

« Le TTIP et le CETA pour débutants ». Dans son livre, Line De Witte décortique la genèse et les enjeux des deux grands traités de libre-échange négociés aujourd’hui par l’Union européenne. Dans le chapitre ci-dessous, que nous publions en exclusivité, elle remonte à l’Alena, traité liant le Canada, les États-Unis et le Mexique. Adulé par les actionnaires et maudit par les travailleurs, il a posé les bases économiques sur lesquelles le discours de Trump a pu prospérer.

Les gens en ont marre. Marre des politiciens corrompus. Marre de leurs combines. Marre de l’austérité. En France, le Front national (FN) prétend offrir une alternative. Mais les entrailles du FN montrent non seulement un parti très antisocial, mais, de scandale en scandale, les responsables du parti sont eux aussi pris la main dans le sac.

La semaine dernière, la Cour européenne de justice a rendu un arrêt stipulant que les entreprises peuvent interdire le port du foulard (parfois appelé à tort « voile ») sur la tête dans des fonctions où l’on est visible par le public. Dans une carte blanche publiée dans le magazine Knack, un nombre important d’organisations de femmes et d’associations se sont indignées de cet arrêt. L’avis de Maartje De Vries, présidente de Marianne, le mouvement de femmes du PTB.

« Vous ne pouvez pas dépenser tout l'argent dans l'alcool et les femmes et ensuite demander de l'aide » Ces mots du social-démocrate néerlandais Jeroen Dijsselbloem visent la Grèce ou de l'Espagne. Avec ces propos sexistes, xénophobes et qui diffusent une vision fausse sur la dette des pays du Sud de l’Europe, Dijsselbloem, président de l’Eurogroupe, veut surtout assurer sa place, après sa déroute électorale aux Pays-Bas.

C’était une réussite. Samedi 18 mars dernier, pas moins de 130 000 personnes avaient répondu à l’appel de la gauche française à prendre part à la Marche pour la 6e République et la justice sociale. Des membres du PTB et de son mouvement d’étudiants, Comac, y étaient. Voici quelques photos.

Dans un athénée de Flémalle, près de Liège, cela fait plusieurs années que les pannes de chauffage sont récurrentes. Pour enfin faire bouger les choses, les élèves ont décidé de se mettre en grève. Et ils ont obtenu une première victoire. 

La stratégie des politiciens comme Trump, Wilders, Le Pen, Francken ou Dewinter est de monter les gens les uns contre les autres. À Anvers, l’association Samenlevingsopbouw travaille dans la direction opposée en créant chaque jour du lien social au cœur de la diversité.

Les agriculteurs travaillent dur, et tous les jours de l’année. Ils sont pourtant étranglés financièrement depuis des décennies et ne bénéficient que de peu de reconnaissance. Il faut qu’ils soient vraiment poussés à bout pour qu’ils descendent dans la rue afin d’exiger une politique équitable. C’est le 23 mars 1971, à Bruxelles, qu’a eu lieu la plus mémorable de leurs actions : une gigantesque manifestation contre la Politique agricole commune appliquée à partir de 1968.