« Le système a une lourde responsabilité dans la prise en charge de la toxicomanie »

Tonny Van Montfoort est un ancien toxicomane : « J’aimerais demander aux gens d’être ouverts et de défendre les plus faibles, dont font partie les gens souffrant d’une addiction. » (Photo Solidaire, Mara De Belder)
Tonny Van Montfoort est un ancien toxicomane : « J’aimerais demander aux gens d’être ouverts et de défendre les plus faibles, dont font partie les gens souffrant d’une addiction. » (Photo Solidaire, Mara De Belder)
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Santé

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Commentaires

j ai participé comme soignante au projet tadam, il est grand temps de reagir!!! et s occuper de vrais problemes
Merci pour le témoignage de ce monsieur et aussi pour sa juste analyse de la situation et des remèdes à mettre en place. Dans l'entourage de mes fils, j'ai vu tellement d'enfants qui n'ont même pas eu le temps de vivre et qui, soit sont morts d'overdose, soit sont handicapés à vie, soit sont décédés en prison par manque de soins et de traitement appropriés. D'autant plus que dans ce milieu, cela se passe même parfois au détriment du jeune lui-même (fille ou garçon) qui sort une fois par semaine, en boite ou avec des copains et qui se retrouve dans un état bizarre après avoir bu une bière ! Le cas s'est déjà présenté. Un gosse de 13 à 14 ans qui commence à se tourner un peu plus vers l'extérieur et à chercher à comprendre certaines choses est une proie facile pour un dealer. La plupart du temps, eux-mêmes ne savent pas ce qu'il y a dans la camelote qu'ils proposent, mais s'ils réussissent à fidéliser un gosse, il ont un "bonus". Le gamin qui sort de l'école et se fait offrir un joint par un gars qui pourrait avoir l'âge de son grand frère, pour lui, c'est un pote. S'il n'a pas reçu une solide information ou bien qu'il se trouve dans une phase critique (familiale, psychologique, scolaire, sociale), ça fait un peu diversion dans sa vie, une telle rencontre sympa. Qui sont ces dealers ? Comment sont-ils recrutés ? Il y en beaucoup qui sont eux-mêmes contraints dans des cités, des milieux défavorisés, le fait aussi de ne pas pouvoir se situer dans la société et de ne pas entrevoir d'avenir, par des plus âgés endurcis qui ont déjà tâté de la prison pour des délits et à qui des mafieux plus endurcis encore ont proposé ce genre de solution. Des gars qui débarquent ici pour un avenir meilleur et qui se font pincer par d'autres trafiquants d'êtres humains, sur place. Passeport confisqué, un revolver sur la tempe et des sévices et chantages de toute sorte. Je suis entièrement d'accord avec Tonny, la prévention dans les écoles et l'éducation à la parentalité devraient être systématiquement mises en place avec une équipe pluridisciplinaire par établissement. Cela devrait faire partie de la médecine scolaire au même titre que le contrôle sanitaire (vue, poids, etc.) Des contrôles préventifs devraient être effectués au moins tous les deux mois avec prise en charge des parents. La vie familiale devient très tôt invivable et l'enfant ingérable dans ce genre de situation. Les parents se trouvent devant un problème qui les désorientent complètement. L'école les informe sur le sida, les drogues font partie de la même dangerosité. Il y a des psychologues et des psychiatres dont il m'a été donné d'écouter des conférences ou de lire des articles. L'un d'eux a retenu particulièrement mon attention : il expliquait la chose la plus simple et évidente du monde : un ado, tiraillé par sa croissance et les transformations qui s'opèrent physiquement et biologiquement, en bloc pour ses examens, anxieux, ou en tous cas, un peu inquiet quand même avec une certaine pression des parents et des relations qui dégénèrent en conflit trouve finalement un réconfort en fumant un joint, puis deux pour s'endormir, puis trois avant d'aller à l'école, ce qui n'améliore pas du tout les relations familiales ni les résultats scolaires. Ce pédo-psychiatre dont j'ai malheureusement oublié le nom apaisait les parents et prenait en entretien l'enfant en lui expliquant qu'il était normal d'être saturé en période de bloc et lui recommandait d'aller voir un ostéopathe et de revenir le voir, seul, en consultation. Il disait que 8 fois sur 10, le jeune revenait enchanté disant qu'il n'aurait jamais pensé à ça et le remerciait. S'il voulait revenir pour des conseils, il se sentait désormais en confiance. Le médecin recevait les parents à part pour les rassurer et prendre en charge le stress en cas d'anxiété de leur part. Mais, pour le jeune, la solution était acquise et cet homme avait la sagesse d'apaiser les parents et de s'en occuper. Je pense que ce genre d'attitude est la bonne. C'est dans ce sens que je préconise un contrôle de santé très suivi dans les écoles. Il est indispensable à notre époque que les parents soient bénéficiaires d'une aide constante à la parentalité aussi bien concernant ce problème que celui de l'accès aux réseaux sociaux et à l'utilisation du net. Pour ce qui est des mesures à mettre en place quand les personnes sont devenues addictives et que l'on n'a pas pu prendre le problème dès le départ, il me semble évident que leur place n'est surtout pas en prison mais dans des cliniques spécialisées et entourées d'un personnel soignant costaud psychologiquement capable dans un premier temps d'amorcer une phase de désintoxication aiguë avec en projet d'avenir pour les patients le transfert vers des centres de soins moins contraignants et formés à remotiver l'intérêt pour des activités qui les "branchent". L'idéal, ce sont des lieux en pleine campagne, avec dès le départ, la possibilité de reprendre contact avec la nature dans un milieu sain et bienveillant. Excusez-moi pour ce long laïus mais c'est un sujet qui me tient à cœur depuis très longtemps. J'ai vu trop de drames et de jeunes basculer dans la schizophrénie, finir dans la rue, mourir d'overdose ou même mourir ou rester handicapé dès la première expérience et des familles impuissantes pour qui l'enfant devient une menace et une souffrance constante et qui finisse par porter plainte contre leur enfant à défaut de pouvoir trouver une solution. Merci de m'avoir lue. Et félicitations pour la belle intelligence de Tonny.

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« Mettre définitivement l’homme à l’abri du besoin, en finir avec la souffrance et les angoisses du lendemain » était la devise d’Ambroise Croizat, « père » de la sécurité sociale française. A l’occasion des 70 ans de celle-ci, un film retraçant cette lutte pour une vie digne est sorti. Rencontre avec Gilles Perret, réalisateur de La Sociale.

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Jeremy Corbyn, le dirigeant du Labour, est le surprenant gagnant des élections législatives britanniques. Avec son résultat, il prive le Parti conservateur de sa majorité absolue. Les médias, l’establishment et même son propre parti ont pourtant tout fait pour saboter Corbyn. Mais son discours de gauche authentique a fait mouche. Tout comme Mélenchon en France et Sanders aux États-Unis, Corbyn a avant tout rallié les voix des jeunes et des travailleurs. 63% des jeunes ont voté Labour. Ce succès peut désormais donner l’impulsion à un large mouvement social.