#MeToo : « La liberté sexuelle ne se fera certainement pas grâce au sexisme »

Françoise De Smedt, à la marche contre les violences faites aux femmes, le  25 novembre 2017 à Bruxelles. (Photo Solidaire, Karina Brys)
Françoise De Smedt, à la marche contre les violences faites aux femmes, le 25 novembre 2017 à Bruxelles. (Photo Solidaire, Karina Brys)
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Femmes

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Commentaires

100% d'accord avec ce groupe de 100 femmes intelligentes, bravo ! Les hommes sont discriminés et tout le système est contre eux ; il serait temps d'ouvrir les yeux ! Désolé si le PTB ne se rend compte de rien !
Voilà un commentaire d'une profondeur insondable...
Nous fêterons cette année le cinquantième anniversaire du mouvement politique, social et culturel de mai 68. Je fais partie de cette génération. Petite piqûre de rappel historique. En 1967, au sein de l'université de Nanterre, laquelle se soulèvera sur bien d'autres sujets un an plus tard, un mouvement de protestation se déclenche entre les force de police et les étudiants sur la libre circulation dans la résidence universitaire des filles qui était interdite aux garçons. Le 16 mars 1967, 500 résidents exigent l'abolition du règlement intérieur de l'établissement lequel considérait les étudiantes, même majeures (!) comme mineures. En mai 1968, outre le soulèvement politique général, tant estudiantin qu'ouvrier dans de nombreux pays du monde, s'en est suivi une libération de la parole, des corps, l'émancipation des femmes, l'abolition de la ségrégation raciale, l'opposition à la guerre du Vietnam, la dénonciation des dictatures sud-américaines, le refus de la Grèce des Colonels et de l'Espagne franquiste. Des sujets porteurs d'une véritable évolution des consciences, une révolution des mœurs qui perdureront les décennies suivantes. Aujourd'hui, en lisant ces articles sur ces aspirations "nouvelles" (??) des femmes et des hommes, sur leur liberté sexuelle respective, leurs souhaits et leurs réprobations, j'en reste affligé. Toute cela pour ça. La tête a repris le dessus au détriment du cœur ! "Faites l'amour, pas la guerre", "Il est interdit d'interdire", Vivre sans temps mort et jouir sans entraves" : aux oubliettes ! Deux camps face à face, la lutte des castes au niveau sexuel. Vous écrivez : "Perso, je les (les hommes) considère comme des camarades de combat quotidien pour changer la société". Quelle navrante idée de l'amour. Lorsque deux personnes s'aiment et s'endorment le soir dans un même lit, ni l'un, ni l'autre ne se considère comme des camarades de combat, avec chacun, un couteau entre les dentes pour changer le monde. Quand bien même ce serait le cas, ils font chambre à part.. Par ailleurs, dans un combat, il faut des combattants et je n'ai jamais compris pour quelle raison ce dernier mot s'écrivait avec un "M". Vous décrivez des faits, et bien d'autres articles en font de même, sur le comportement inacceptables des hommes à l'égard des femmes. Mais ces faits sont des actes de violence au sens strict, des atteintes à l'intégrité des personnes. Ces comportements sont inadmissibles et peu importe le domaine où ils sont perpétrés. Ce qui apparaît dans ces faits, ce n'est pas particulièrement des atteintes à la liberté sexuelle, le recours au sexisme, c'est l'éloge de la bêtise humaine. Et sur ce point, et vous en conviendrez, nous sommes, hommes et femmes, parfaitement à égalité. Pour la plupart, nous sommes d'accord sur une meilleure parité des hommes et des femmes dans nos diverses activités professionnelles, sociales et autres. Bien sur, nous ne pouvons admettre que le revenu des femmes soit inférieur à leur homologue masculin, que des activités leur soient plus difficiles d'accès à cause de préjugés, qu'elles fassent l'objet de plaisanteries de corps de garde, qu'elles soient victimes de comportements incongrus et j'en oublie. Mais il est tout aussi blâmable que des pans entiers des activités professionnelles et sociales soient devenus l'exclusivité des femmes. Et là, nous faisons le chemin à l'envers. Prenons l'exemple d'un garçon dès sa naissance. Dans un premier temps, il est mis en présence de sa mère et c'est tout à fait normal et naturel. Ensuite, peut-être, il ira à la crèche avec un personnel majoritairement féminin. Il sera amené dans ses études primaires et secondaires à rencontrer des enseignantes en grand nombre. S'il est malade, le personnel soignant est lui aussi essentiellement féminin comme la psychologue. Bref, jusqu'à ses 18 ans, une des rares références masculines aura été son père alors que nous reconnaissons qu'un garçon ou une fille ne s'élève pas de la même manière. Pourquoi l'échec scolaire est-il plus important chez les garçons ? Pourquoi les détenus sont-ils plus importants chez les hommes que chez les femmes ? Pourquoi les juges des tribunaux de la Famille, où pourtant les rivalités hommes/femmes sont particulièrement à fleur de peau, sont essentiellement des femmes ? Les assistantes sociales à profusion dans les services sociaux de proximité ? Pourquoi la plupart des mères refus encore et toujours que leur fils porte un vêtement rose ? Tout se déroule actuellement comme si la mixité dans nos sociétés, facteur de réussite pour les filles par rapport aux époques passées, élément d'harmonisation entre les deux sexes, devenait préjudiciable aux garçons, et à contrario, contribuent davantage aux tensions entre les deux. Notre société doit être un lieu, ni féminin, ni masculin, mais un lieu neutre où les filles et les garçons réussissent et vivent aussi bien. Et enfin, et pas des moindres, les jeux de l'amour et de la séduction ne sont-ils pas des moments magiques et inoubliables pour les femmes et les hommes que nous sommes. Bien cordialement.
En agissant de la sorte, les féministes permettent des règlement de compte à tous les étages. Catherine Deneuve n'a certainement pas voulu acquiécer aux violences et au sexisme mais remttre certaines choses en place et surtout mettre un frein à toute délation.
On se calme! Venir lyncher Catherine Deneuve qui replace juste les choses en perspective en signant cette tribune, c’est un mauvais procès. Dire qu’elle est contre les femmes et rétrogade, c’est vraiment mal la connaître. Il y a des manières beaucoup plus intelligentes de lutter contre le viol et les mauvais comportements de certains hommes. Certainement pas en alimentant les divions entre femmes elles-mêmes.
Certaines personnes n'ont pas l'air de comprendre qu'on en arrive à ce genre "d'extrémité" précisément parce qu'il généralement impossible pour les femmes agressées d'obtenir justice. D'une certaine manière, c'est comme les critiques vis-à-vis des grèves, quand il y a des "débordements" ou autres inconvénients. Bref avant de s'indigner des éventuels excès, on ferait bien de s'occuper du sexisme qui n'est visiblement pas près de disparaître (comme la violence faite aux salariés et autres "sans dents"). Pour ma part, je me fiche bien des "stars" comme Deneuve, mais la signature de Anne Morelli qui me désole.
Bien des hommes ont dû se frotter les mains de satisfaction en lisant la tribune de ces vieilles bourgeoises, vieilles bourgeoises déconnectées de la réalité, comme l'ont si bien qualifiées deux auteurs de l'Humanité. C'est pourquoi je vous remercie, Françoise, pour cet article qui rappelle que la violence sur les femmes et la domination des hommes sont bien réelles ! Pour ma part, j'ai eu ma dose de ces sales exhibitionnistes qui nous suivaient régulièrement pendant nos activités de jeunes guides (il ne fallait pas faire attention, ils n'étaient pas vraiment dangereux, jusqu'au jour où l'un d'entre eux est passé à l'action !), des quolibets et grossièretés du public et des comités à mon arrivée sur les terrains de basket pour arbitrer, des conducteurs de voiture qui me traitaient de pute quand je circulais à vélo dans Bruxelles, de ces voyeurs dont il fallait se méfier, des insinuations de mes patrons sur mon manque de douceur, et j'en passe. Jamais je donnerai le droit de m'importuner !
Bien des hommes ont dû se frotter les mains de satisfaction en lisant la tribune de ces vieilles bourgeoises, vieilles bourgeoises déconnectées de la réalité, comme l'ont si bien qualifiées deux auteurs de l'Humanité. C'est pourquoi je vous remercie, Françoise, pour cet article qui rappelle que la violence sur les femmes et la domination des hommes sont bien réelles ! Pour ma part, j'ai eu ma dose de ces sales exhibitionnistes qui nous suivaient régulièrement pendant nos activités de jeunes guides (il ne fallait pas faire attention, ils n'étaient pas vraiment dangereux, jusqu'au jour où l'un d'entre eux est passé à l'action !), des quolibets et grossièretés du public et des comités à mon arrivée sur les terrains de basket pour arbitrer, des conducteurs de voiture qui me traitaient de pute quand je circulais à vélo dans Bruxelles, de ces voyeurs dont il fallait se méfier, des insinuations de mes patrons sur mon manque de douceur, et j'en passe. Jamais je donnerai le droit de m'importuner !

Vendredi soir 9 février. Des policiers débarquent en force dans le centre culturel Globe Aroma à Bruxelles dans le cadre d'un contrôle multidisciplinaire. Sept personnes qui ne peuvent pas présenter de titre de séjour valide sont arrêtées. L'indignation est très forte dans le secteur culturel qui estime qu'ici, une limite a été franchie et que tout le milieu associatif est menacé.

Mounir vit et travaille depuis 12 ans en Belgique. Il y a aussi développé un engagement fort en faveur de l'égalité des droits pour tous les travailleurs. Mais il est jugé « illégal » par l’État, et se trouve aujourd'hui dans un centre fermé. « Nous voulons pouvoir contribuer à la sécurité sociale, mais le gouvernement nous traite comme des criminels. »

Depuis le début de l’an dernier, les malades de longue durée sous soumis à la réintégration au marché de l’emploi. « Avec quel résultat ? Dans sept cas sur dix, les employeurs prétendent qu’aucun travail adapté ou autre n’est disponible chez eux et les malades sont alors licenciés sans la moindre indemnité », écrit Peter Mertens.

Le gouvernement et le ministre des Pensions voulaient aller vite. Avant la Noël, déposer un premier texte de sa fameuse « pension à points » - alias la « pension tombola ». Et avancer dans la suppression de tous les régimes de pension ou prépension permettant de s’arrêter de travailler à 55 ou 58 ans. La mobilisation sociale de novembre et décembre l’a poussé à temporiser. Mais temporiser n’est pas abandonner.

En décembre dernier, 40 000 travailleurs, du nord comme du sud du pays, du secteur public comme du secteur privé, s'étaient mobilisés pour la défense de leur pension. Ce 1er février, ce sont les enseignants de toutes les écoles de la Fédération Wallonie-Bruxelles qui ont arrêté le travail pour dénoncer les mesures du gouvernement en matière de pensions. Ils ont mené plusieurs actions. Exemple à La Louvière qui, en cette saison des carnavals, a vu défiler un cortège de vieillards : des profs maintenus au travail jusqu'à 67 ans.

Une hausse salariale de 6 % et le droit à une semaine de 28h pendant deux ans sur la carrière : voilà ce que revendique le syndicat IG Metall, qui représente près de quatre millions de travailleurs en Allemagne. Le mouvement social lancé par le plus grand syndicat européen commence à faire très peur au patronat allemand. Et à ses voisins.

Alors que beaucoup de gens ont de plus en plus de difficultés à trouver un médecin généraliste, la ministre De Block privilégie la médecine de l’argent. La présidente de Médecine pour le Peuple, Janneke Ronse, évoque ces deux visions opposées des soins de santé.

On ne le sait pas assez, mais les syndicats jouent un rôle important dans la lutte contre le réchauffement climatique. Ils étaient présents en masse aux sommets sur le climat de Copenhague, Paris et Bonn. Comme l’explique Bert De Wel, représentant de la CSC à la Coalition pour le climat, une base sociale solide est indispensable pour réaliser les grands changements nécessaires à la transition climatique.

Il y a une guerre que les États-Unis préfèrent oublier : celle du Vietnam, où ils ont subi une défaite cinglante. La débâcle américaine a débuté dans la nuit du 31 janvier 1968, quand l’armée nord-vietnamienne et le Front national de libération du Sud-Vietnam (FNL) ont lancé l’offensive du Tết.

« Qu’attendons-nous (فاش-نستناو) ? » C’est le nom de la campagne lancée en Tunisie ce début janvier pour contester le projet de loi de finances 2018 et ses mesures d’austérité. Sept ans après le soulèvement qui a fait chuter la dictature de Ben Ali, la contestation sociale grandit. En quelques jours, elle s’est généralisée à plusieurs villes du pays.