Nouveau chapitre dans la lutte grecque contre les économies européennes

Manifestation du 4 février contre la réforme des pensions. (Photo PAME)
Manifestation du 4 février contre la réforme des pensions. (Photo PAME)

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Commentaires

Le diktat européen, parlons-en : quand va-t-on ENFIN lire et entendre remettre en question les SALAIRES et tous les avantages fiscaux et autres des fonctionnaires européens ? Et quand je dis tous les fonctionnaires, cela inclut les "simples" commis de bureau également. Quand ?? Quand ceux qui écrivent la marche du monde économique et imposent toutes ces restrictions qui ne les concernent pas, dans le fond, ceux qui rendent - aujourd'hui - les Grecs exsangues, quand va-t-on contraindre "Bruxelles" à revoir son "système" de fonctionnement et donc à mettre à niveau les salaires des fonctionnaires européens et ceux des nationaux ? J'accuse l'EUROPE qui nous malmène et se joue des hommes et des femmes qui la constituent d'être - notamment - responsable de la hausse inconsidérée des loyers à Bruxelles, des loyers et de bien d'autres "biens" de consommation. Ils sont nombreux chez nous les "nantis salariaux" qui n'ont aucun souci pécuniaire, que ce soit pour payer un loyer inacceptable et avoir un train de vie qui crée de plus en plus une fracture sociale entre eux et la classe dite "moyenne". Qu'on rêve un instant le scénario que je réclame - FINI les salaires différents des nôtres pour les fonctionnaires européens - et on verra très vite s'écrouler des ambitions et des ambitieux ! Tous ceux qui rêvent "d'entrer à l'Europe" rien que pour le salaire qui fait saliver et qui sont parfois aussi médiocres employés que partout ailleurs, et qui, de toute façon, ne font absolument rien de plus ou de mieux comme travail que celui ou celle qui gagne son petit salaire mensuel dans la vie que j'appelle réelle. Je pose donc à nouveau la question : Pour QUAND cette question des salaires sur le tapis ? Et plus généralement encore : pour quand la question de L'ÉQUILIBRE des salaires dans toutes les sociétés ?
Johan Sommers condescend à citer le PAME. C'est bien. Mais il lui accorde une place secondaire dans la mobilisation ce qui n'est pas correct puisque le PAME est à l'avant-garde dans la lutte contre les mesures du gouvernement Tsipras. De plus il qualifie le PAME de "front syndical progressiste". S'il veut dire que le PAME est progressiste par rapport à la fédération syndicale compromise GSEE-ADEDY, je n'ai rien à y redire. Cependant le PAME est plus que "progressiste" : c'est un front syndical militant, de combat, de lutte de classe. Il est affilié à la Fédération Syndicale Mondiale et proche du KKE, le parti Communiste de Grèce. Voici comment ce dernier commente les grèves et manifestations du 04/02/2016 : "La plus grande mobilisation à la grève de ces dernières années a eu lieu le 04/02/2016. Des milliers de personnes, des travailleurs, des agriculteurs, des travailleurs indépendants, des étudiants et des élèves ont afflué dans les rues de toutes les grandes villes du pays, ayant comme revendication centrale le retrait du projet de loi du gouvernement SYRIZA-ANEL concernant le système de Sécurité sociale. Cette loi est considérée comme une « loi-guillotine », car elle réduit les pensions, augmente les cotisations de Sécurité sociale des travailleurs, réduit les dépenses de l'État liées au système public de Santé et de bien-être et augmente l'âge de la retraite. Les manifestations de grève du Front militant de tous les travailleurs (PAME), ainsi que des forces de l'alliance sociale populaire, ont été les plus massives dans tout le pays. Les autres forces de cette alliance sont le «Rassemblement militant de tous les agriculteurs » (PASY), le « Rassemblement national antimonopoliste des travailleurs indépendants et des petits commerçants » (PASEVE), les forces du « Front militant des étudiants » (MAS), la « Fédération des femmes de Grèce » (OGE). Les agriculteurs avec leurs tracteurs ont pris part aux mobilisations à la grève des travailleurs dans de nombreuses villes grecques, symbolisant la lutte commune de la classe ouvrière avec les petits et moyens agriculteurs. Des milliers de travailleurs dans tout le pays ont défendu la grève tôt le matin, devant les usines, les magasins, les services, les ports, etc., contre le mécanisme des employeurs pour briser la grève. La production et les services ont été paralysés dans l'ensemble du pays. La manifestation du PAME à Athènes était énorme. Elle est passée devant le Parlement, et lorsque sa tête a atteint les colonnes du temple de Zeus Olympien, sa queue était encore à place Omonia, remplissant toutes les routes centrales sur une distance de plus de 3 km. C’était une mobilisation populaire de masse, qui selon toutes les estimations était au moins quatre fois la taille de l'autre manifestation organisée par les directions compromises de la fédération GSEE-ADEDY avec des groupes sociaux-démocrates et gauchistes, et des groupes dits «antiautoritaires», qui à la fin se sont engagés dans des incidents à petite échelle avec la police."
Avec la Grèce, et peut-être bientôt l'Espagne, la politique européenne s'est embourbée dans ses propres contradictions. Elle agit comme un bateau ivre, ne sait plus elle-même ce qu'elle doit faire. Alors, elle s'accroche désespérément et stupidement à ses dogmes, pour se rassurer; ses dirigeants souffrent d'une grave crise schizophrénique. J'espère seulement que cela les fera mourir politiquement, et que les mouvements de gauche ne se décourageront pas. Il faudra malheureusement en passer par une lutte internationale, pour rétablir, partout dans le monde, une société enfin humaine et solidaire.

Alors que l’Union européenne fête ce week-end les 60 ans du Traité de Rome, plus de 1 000 manifestants se sont rassemblés ce 24 mars à l’appel de la FGTB devant le Parlement européen à Bruxelles pour réclamer des mesures efficaces contre le dumping social.

Voici un aperçu du contenu du numéro d'avril. En vous abonnant, vous recevrez non seulement ces articles plus vite, mais aurez également accès aux photos, dessins et à bien d'autres informations.

Ce 21 mars, infirmier.ère.s, aides-soignant.e.s, travailleurs sociaux et d’autres du secteur non-marchand descendaient dans la rue pour de meilleures conditions de travail et contre les économies dans leur secteur. Mais les Belges ne sont pas seuls. Dans d’autres pays européens aussi, les soins de santé sont sous pression, au détriment du personnel et des patients. Et la résistance y est également active.

De plus en plus d’entreprises importent des travailleurs détachés. Le but ? Éluder les réglementations de travail et de salaire belges. Et saper celles-ci.

« Le TTIP et le CETA pour débutants ». Dans son livre, Line De Witte décortique la genèse et les enjeux des deux grands traités de libre-échange négociés aujourd’hui par l’Union européenne. Dans le chapitre ci-dessous, que nous publions en exclusivité, elle remonte à l’Alena, traité liant le Canada, les États-Unis et le Mexique. Adulé par les actionnaires et maudit par les travailleurs, il a posé les bases économiques sur lesquelles le discours de Trump a pu prospérer.

Les gens en ont marre. Marre des politiciens corrompus. Marre de leurs combines. Marre de l’austérité. En France, le Front national (FN) prétend offrir une alternative. Mais les entrailles du FN montrent non seulement un parti très antisocial, mais, de scandale en scandale, les responsables du parti sont eux aussi pris la main dans le sac.

La semaine dernière, la Cour européenne de justice a rendu un arrêt stipulant que les entreprises peuvent interdire le port du foulard (parfois appelé à tort « voile ») sur la tête dans des fonctions où l’on est visible par le public. Dans une carte blanche publiée dans le magazine Knack, un nombre important d’organisations de femmes et d’associations se sont indignées de cet arrêt. L’avis de Maartje De Vries, présidente de Marianne, le mouvement de femmes du PTB.

« Vous ne pouvez pas dépenser tout l'argent dans l'alcool et les femmes et ensuite demander de l'aide » Ces mots du social-démocrate néerlandais Jeroen Dijsselbloem visent la Grèce ou de l'Espagne. Avec ces propos sexistes, xénophobes et qui diffusent une vision fausse sur la dette des pays du Sud de l’Europe, Dijsselbloem, président de l’Eurogroupe, veut surtout assurer sa place, après sa déroute électorale aux Pays-Bas.

C’était une réussite. Samedi 18 mars dernier, pas moins de 130 000 personnes avaient répondu à l’appel de la gauche française à prendre part à la Marche pour la 6e République et la justice sociale. Des membres du PTB et de son mouvement d’étudiants, Comac, y étaient. Voici quelques photos.

Dans un athénée de Flémalle, près de Liège, cela fait plusieurs années que les pannes de chauffage sont récurrentes. Pour enfin faire bouger les choses, les élèves ont décidé de se mettre en grève. Et ils ont obtenu une première victoire.