« Prenez-vous-en à ce qui provoque la maladie, pas aux travailleurs malades »

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Voici, une carte blanche que j ai rédigée et qui a été publiée dans le vif, il y a quelques mois: Se retrouver dans une salle commune, à l hôpital, au service d oncologie et rencontrer des patients à différents stades de la maladie . Une dame âgée, souriante, attend patiemment que sa perfusion se termine, somnolant de temps à autre. Un monsieur apeuré, désorienté, vient pour la première fois suivre une séance de chimiothérapie, se faire transfuser, écoutant attentivement l'infirmière lui expliquer le procédé, ainsi que l'énumération des effets secondaires. Il y aussi, cette dame habituée (si je peux dire), restant coquette avec son foulard camouflant la chute de cheveux, cette dame qui me fixe du regard et qui me trouble. Des allées et venues incessantes de patients attendant leur tour. La salle est comble... Finalement, je me dis que je ne dois pas me lamenter, rester forte, face à l'injustice de la vie. Mais j'en veux néanmoins à ceux qui ajoutent à cette situation une injustice sociale qui se marque à travers notre système de santé. Je me dis que les coupes dans les soins de santé imposés par ce gouvernement n'amélioreront certainement pas le quotidien de ceux qui sont touchés par la maladie et qui se battent pour en sortir. Est-ce bien au gouvernement de fixer le prix d'une vie. De quel droit ? Cela se traduit déjà par des traitements qui ne sont plus remboursés ou des examens étrangement espacés dans le temps, avec toutes les conséquences que cela peut engendrer lorsque des contrôles réguliers sont nécessaires. Des examens qui coûtent cher probablement. Mais est-ce bien au gouvernement de fixer le prix d'une vie. De quel droit ? Et que dire de cette nouvelle mesure du gouvernement qui s'attaque encore une fois aux plus faibles en voulant remettre les personnes en incapacité au travail après deux mois ; si le travailleur ne coopère pas, il se verra sanctionner financièrement. Nous sommes déjà face à un système de soins de santé à 2 vitesses. Nous savons tous qu'être malade coûte cher aux patients. Sauf apparemment ces quelques ministres qui gèrent de façon comptable ce qui devrait être cette solidarité sociale à laquelle nous avons tous droit. J'invite ce gouvernement, avec Maggie De Block en tête, à venir s'asseoir sur mon fauteuil, à regarder ce triste tableau et se rendre compte de la dure réalité ; celle que vivent ces patients essayant de garder le moral malgré tout. Dès lors, que l'on ne se trompe pas de cible. Ce n'est pas sanctionner les malades qu'il faut faire, ni faire des économies sur les soins de santé, mais au contraire les renforcer. Replacer l'humain au centre du système, plutôt que continuer à déshumaniser... A l'heure où le mot démocratie ne veut plus dire grand-chose, nos gouvernements feraient bien de revenir aux fondamentaux, en garantissant à tout le moins que chacun ait droit à un niveau de vie suffisant pour assurer son bien-être, sa santé, ainsi que le droit à la sécurité en cas d'invalidité ou de maladie !
On est déjà loin. L'idée circule et c'est déjà trop car pendant ce temps les textes sanctionnent. Des personnes renoncent à se faire soigner faute de moyens (dans un pays riche ou tout le monde cotise, chômeurs y compris). Quand on a de gros problèmes de santé et que l'on ne peut espérer se faire soigner, la maladie s'exprime d'une autre manière, la déprime, le découragement, le recours à se laisser aller. Bien d'autres choses encore. L'analyse de Dirk Van Duppen montre avec précision comment progressivement le volet "maladie" et respect de la personne est en train de passer subrepticement aux mains des entreprises. Pourrons-nous survivre à cela ? J'en doute. De la fin du XIXe siècle et jusqu'à l'acquisition du droit à la médecine pour tous, c'étaient les plus résistants qui survivaient et plus encore dans les classes pauvres. C'est-à-dire que dans un couple, sur 10 voire plus de naissances, deux ou trois enfants survivaient quand ce n'était pas la mère qui y laissait sa vie. Nous n'en sommes plus là et pourtant la politique du gouvernement va bel et bien dans le sens de renouer avec ces époques que nous croyions révolues grâce à un système de santé solidaire et pour tous. Il est honteux et morbide d'avancer pareilles idées : contraindre un malade à retourner au travail ! Les prestations de psychiatres progressistes gratuites pour assurer un suivi pertinent de la santé mentale de nos ministres serait une mesure pertinente qui devrait être reconnue d'utilité publique !

La fédération patronale du secteur des entreprises chimiques et pharmaceutiques vient de faire connaître ses chiffres annuels. « Une année particulièrement bonne », semble-t-il. Du coup, les patrons veulent poursuivre sur leur lancée et proposent d’augmenter la flexibilité tout en compressant les salaires. La journée d’action du 18 avril dernier a pu leur donner une idée de ce qu’en pensent les travailleurs…

Lire un rapport de la Commission européenne sur la Belgique n’est pas facile. D’une part, la Commission applaudit des mesures qui font payer les travailleurs, en critiquant souvent que celles-ci n’aillent pas suffisamment loin. D’autre part, elle est parfois obligée de souligner les échecs de certaines politiques libérales.

Avec 51 % des voix, en plein état d’urgence, modifier la Constitution ? L’évolution de la Turquiea de quoi inquiéter. Mais une trop grande part des critiques occidentales concernant le coup de force du président Erdogan sont hypocrites. L’interminable petit jeu autour de l’adhésion à l’Union européenne, le très critiquable accord sur les réfugiés et l’utilisation de la Turquie pour déstabiliser la Syrie ne contribuent pas à faire évoluer positivement le pays. Il est urgent que l’Europe change d’attitude.

Lina est Belge et a travaillé pendant sept ans comme volontaire pour la Croix-Rouge syrienne. Elle est rentrée en Belgique mais continue à suivre de très près la situation en Syrie.

La violence dans le couple existe aussi chez les ados, révèle une étude. « Les cours d’éducation sexuelle parlent de contraception, de maladies sexuellement transmissibles, des organes... Mais pas des sentiments, de son propre plaisir ou du fait de poser ses limites », déplore Mara De Belder, du mouvement RedFox.  

Frontex, l'agence européenne des garde-frontières et garde-côtes européens, laisse délibérément les réfugiés se noyer. C'est ce que nous apprennent des documents internes ayant « fuité ». Depuis le début de l’année, 7 personnes meurent chaque jour en tentant la traversée de la Méditerranée…

Le nombre de travailleurs malades de longue durée explose. Ils sont 392 000. Un record. Le gouvernement a une responsabilité écrasante dans cette situation. Une fois de plus, la N-VA tente de faire diversion : elle voudrait permettre aux travailleurs malades de tester un autre employeur pour sortir du burn-out. Une équipe de la KU Leuven démonte pièce par pièce la proposition de la N-VA. Loin des diversions des partis de droite, des pistes de solution existent.

Le nombre de malades de longue durée augmente sans cesse. La ministre de la Santé, Maggie De Block (Open Vld) veut les obliger à reprendre le travail, mais elle ne s’en prend pas du tout aux causes, comme la pression croissante du travail. Témoignages des principaux intéressés.

« Nous sommes les précurseurs d’un monde tout neuf. Vous autres, la jeune génération, vous avez un monde entièrement neuf devant vous. » C’est le message d’espoir porté par Jean-Luc Mélenchon. Dans les sondages, le candidat de gauche à la présidence française talonne les favoris. Il est même devenu le candidat le plus populaire parmi les jeunes.

Pour s’attaquer à l’exploitation sexuelle, les paroles ne suffisent pas. « Il faut des mesures concrètes », souligne Mariela Castro, députée et directrice du Centre national cubain pour l’éducation sexuelle (Cenesex), qui mise sur la prévention et l’information.