« Un tiers des places en maisons de repos sont gérées par quatre multinationales »

Le 6 décembre, le PTB Bruxelles a mené une action symbolique pour demander un minimum de 50 % de places publiques dans les maisons de repos. (Photo Solidaire)
Le 6 décembre, le PTB Bruxelles a mené une action symbolique pour demander un minimum de 50 % de places publiques dans les maisons de repos. (Photo Solidaire)

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Le « papy boom » : un business porteur La majorité des institutions d’hébergement privées appartient à des groupes financiers, et la présence de ceux-ci est en augmentation [2]. Les plus présents de ces groupes s’appellent Orpéa, Senior Living Group (Korian), Senior Assist, Armonéa, Noble Age. Ils sont souvent étrangers, cotés en bourse et détenus par des fonds de pension, des fonds d’investissement, de grandes sociétés d’assurances ou des holdings de grandes familles industrielles. Orpéa par exemple, « leader européen dans la prise en charge de la dépendance », est un groupe multinational français coté en bourse et en pleine expansion. Il a distribué en 2014 plus de 40 millions d’euros de dividendes à ses actionnaires, parmi lesquels un fonds de pension canadien et les holdings des familles Peugeot et Boël [3]. Le PDG du groupe français Korian, autre mastodonte du secteur des maisons de repos, explique aux investisseurs [4] : « On a la chance d’être sur le sujet du vieillissement de la population, et donc on a un énorme potentiel devant nous (…) Aujourd’hui pour Korian, notre stratégie est clairement une stratégie de croissance, et aussi de performance puisqu’il faut qu’on soit au rendez-vous en termes de rentabilité ». « À l’horizon 2017, il y a 200 millions [d’euros] à aller chercher sous forme d’acquisitions (…) pour atteindre les 3 milliards [de chiffre d’affaires] qu’on avait annoncés (…) On a la chance d’être sur une activité génératrice de cash, ce qui nous permet (…) de racheter un certain nombre d’opérateurs » En mars 2015, les travailleurs du groupe français Orpéa, qui gère une cinquantaine de maisons de repos en Belgique, ont entamé une action syndicale pour dénoncer notamment le manque de matériel de base, l’absence de revalorisation financière, des cadences devenues impossibles à suivre et le refus de la direction d’engager du personnel supplémentaire. Des conditions de travail qui, d’après eux, ne leur permettent parfois plus de respecter la dignité des résidents [11]. Comme l’explique une résidente, la qualité des soins en pâtit : les travailleuses "sont stressées, elles doivent courir tout le temps, elles sont sous pression constamment (...) Par exemple, pour des prestations de nettoyage dont on sait qu’elles prennent une heure et demie, elles doivent les exécuter en une heure, sous peine de déborder de leur horaire. Forcément, la qualité ne peut pas être au rendez-vous, malgré la meilleure volonté du monde" [12]. « Bien vieillir » ne devrait pas être un luxe Les personnes âgées constituent une frange de la population qui a peu l’occasion de s’exprimer sur la scène politique ; leurs problèmes sont souvent méconnus ou ignorés. La pénurie de places, la mauvaise qualité de l’accueil dans les maisons de repos et les prix trop élevés mettent de nombreux seniors et de nombreuses familles en situation de détresse. Cette détresse n’est pas que financière, elle est aussi psychologique. La consommation d’antidépresseurs et d’antipsychotiques dans les maisons de repos atteint des niveaux alarmants. Or plusieurs études ont montré qu’un personnel suffisant et bien formé permet de réduire fortement la consommation de médicaments [13]. Mais peut-on attendre de groupes privés multinationaux, dont la priorité est la rentabilité financière, qu’ils organisent les lieux de vie de nos aînés en cherchant d’abord à les rendre plus heureux ? Ne faudrait-il pas, collectivement, reprendre la question en main en mettant la priorité sur la qualité de vie à laquelle ils ont droit, quels que soient leurs moyens financiers ? [2] Infor-Homes Bruxelles, « Situation de l’offre d’hébergement pour personnes âgées en Maisons de Repos Bruxelloises » 2014, sur inforhomes-asbl.be. [3] Sources : Bureau Van Dijk et communiqués ORPEA. [4] Yann Coléou, vidéo de présentation à l’intention des investisseurs, korian.com, consulté le 6 septembre 2015 ; interview sur BFM TV, le 26 mars 2015. [11] Le guide social, « Le secteur gériatrique en proie à des actions de protestation », sur guidesocial.be ; RTBF, 4 et 16 mars 2015. [12] RTBF, 16 mars 2015. [13] Anne-Marie Impe, « Un résident sur deux sous antidépresseurs », Imagine, janvier-février 2015. Article complet : http://inegalites.be/La-privatisation-des-maisons-de
A qui la faute? Les mesurent d'économies prisent début des années 1990 qui ont découragé toutes les bonnes volontés et laissés peu à peu le secteur aux mains des multinationales. Nos ministres ont joué aux appendis sorciers et ont ainsi démoli tout le secteur. Je m'arrête ici sinon c'est un livre que j'écrirai avec 20 ans d'expériences en maison de repos, si vous voulez d'autres renseignements, vous pouvez me contacter. (J'en pleure encore)
Meme situation au Canada. J'ai vécu 3ans dans une résidence pour ainés...
Le 12 août, l'économiste franco-égyptien Samir Amin est décédé à l'âge de 86 ans. Il était un des plus grands penseurs marxistes de notre temps. Son travail a apporté un éclairage marquant sur les mécanismes de la mondialisation capitaliste et les défis du tiers-monde pour se libérer de ceux-ci. Samir Amin laisse un héritage impressionnant.
« Parfois, un travailleur demande à une collègue plus jeune pourquoi elle n'a rien mangé de toute la journée. C’est parce que les nouveaux doivent tout payer de leur propre poche et que leur salaire fixe est bien plus bas. » Le syndicaliste Yves Lambot explique la grève chez Ryanair.
Ce jeudi 9 août, le Sénat argentin a la légalisation de l’avortement, malgré la mobilisation de nombreuses organisations progressistes. En Argentine, les avortements clandestins tuent au moins une femme par semaine. Réaction de Nora García Nieves, coordinatrice du mouvement de femmes du parti de gauche Izquierda Unida.
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Notre pays est touché par une des vagues de chaleur les plus longues et les plus chaudes de l'histoire de la Belgique. Ces phénomènes extrêmes se reproduisent de plus en plus souvent en raison du réchauffement climatique. Alors que nos décideurs politiques tentent de minimiser un accord climatique, le mouvement belge pour le climat, Climate Express, prévoit une importante mobilisation à Bruxelles, le 2 décembre.
Alors que le personnel de la compagnie low-cost venait de mener deux jours de grève, la direction lui a envoyé une lettre menaçante. Face à cette attaque frontale du droit de grève, les pilotes ripostent en déposant un nouveau préavis pour le 10 août prochain.
Les patrons en rêvaient. Le gouvernement l'a mis en place cet été : un nouveau plan pour s'attaquer à nouveau à nos salaires, à nos conditions de travail, à la mise en concurrence des travailleurs. Comment y est-il arrivé ? En créant le mythe des métiers en pénurie. Décryptage d'une stratégie bien orchestrée.

Notre pays traverse une période de canicule, et ce genre de phénomène survient de plus en plus souvent et de manière plus intense. Que faire en cas de vague de chaleur ? Bien sûr, se rafraîchir, s'hydrater. Mais, de manière plus générale, il faut lutter contre le réchauffement climatique, à la base des conditions météorologiques extrêmes de plus en plus fréquentes.

La Grèce est en feu. Jeudi 26 juillet, le bilan officiel était de plus de 80 morts. Et 47 personnes sont toujours portées disparues. Le pays est en deuil, mais aussi en colère. En colère contre le gouvernement grec et la Commission européenne. Les plans d'austérité imposés aux Grecs depuis 2012 ont supprimé au moins 27 % du budget des pompiers.
Quand Michael O’Leary, le grand patron de Ryanair, a brisé une grève de son personnel au Portugal, le personnel de cabine n'a pas hésité et s'est lancé dans une grève à l'échelle européenne.