Nouvelles récentes

Une grève très bien suivie. C’est ce qu’on a pu constater à tous les piquets de la zone portuaire d’Anvers. L’enjeu est important, chacun s’en rend bien compte. La détermination est donc grande. Tout le monde est prêt à remettre ça le 15 décembre, et même en plus grand nombre. Ce 24 novembre, Solidaire était sur place pour sentir l’atmosphère.
Les raisons de la colère touchent tous les grands secteurs industriels traditionnels. Mais le mouvement est bien plus large que d'habitude. Nous nous sommes lancés dans un tour des piquets et une chasse aux témoignages pour expliquer ce succès.

Ce lundi, il y a grève dans les provinces d’Anvers et du Hainaut, ainsi que dans le Limbourg et le Luxembourg. Voici des nouvelles des piquets, minute par minute.

Le nouveau gouvernement est en train de mettre en place plusieurs mesures constituant de graves attaques au niveau social

Lors de la grève de lundi prochain, bien des regards seront tournés vers Anvers. Et plus précisément sur les dockers. Après l’épilogue violent de la manifestation du 6 novembre à Bruxelles, l’idée s’est en effet installée qu’avec les gars du port, on est toujours certain qu’il y aura du chahut. C’est regrettable, estime Ivan Heyligen, un docker. Nous discutons avec lui du boulot au port, des risques du métier et de ce qui, aujourd’hui, met tellement les dockers en colère.

Malgré le développement spectaculaire de son potentiel minier, sous la dictature de Blaise Compaore, le sort du peuple burkinabé a continué à empirer jusqu’à l’insurrection récente. Comment comprendre que le Burkina Faso soit encore aujourd’hui un des pays les plus pauvres de la planète ? Réponse dans ce dossier de notre correspondant sur place.

Vendredi 14 novembre dernier, des milliers de personnes ont manifesté dans 25 villes italiennes contre la simplification de la procédure de licenciement envisagée par le gouvernement de Matteo Renzi. Cette action s’inscrit dans la suite logique de la grande manifestation qui avait rassemblé 1 million de personnes à Rome le 25 octobre dernier. C’est la CGIL, le plus grand syndicat italien, qui avec d’autres, est à la tête de ce mouvement et organise la grève générale prévue le vendredi 5 décembre prochain.

« Même si Bart De Wever et Jan Jambon déclarent solennellement qu’ils respectent le droit de grève et la liberté d’expression, la psychose qu’ils créent mine cette déclaration », selon les avocats de Progress lawyers network (PLN) Jan Buelens et Joke Callewaert. Voici leur carte-blanche parue sur le site du Vif et du Knack.

« Ceux qui veulent imposer une personnalité juridique aux syndicats veulent en fait pouvoir leur faire endosser la responsabilité de tout et n’importe quoi. » C’est, entre autres explications, l’analyse du Pr Filip Dorssemont, de la faculté de droit de l’UCL, auteur d’une thèse de doctorat sur la personnalité juridique des syndicats. Nous l’avons interviewé.

« On nous a donc fait croire que la Belgique a un problème budgétaire. Plutôt que de faire contribuer les très riches et les très gros bénéfices des sociétés, le gouvernement a déclaré la guerre aux personnes qui travaillent ou qui essaient de travailler », déclare Michel Gevers, ingénieur, professeur émérite de l’UCL, docteur Honoris Causa de la VUB, dans sa carte blanche parue au Soir ce jeudi 13 novembre 2014.

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